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19. Internationales Musikfestival von Colmar

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Vom 03. bis 15. Juli 2007

 

Hommage für Charles Münch

 

 

Geboren im Jahr 1891 in Strassburg und aufgewachsen in einer Musikerfamilie, wird Charles Münch anfangs Violonist am Strassburger Konservatorium (er war Soloviolonist des Leipziger Gewandhausorchesters) und einer der bekanntesten französischen Dirigenten. Die Musik und die Geschichte haben diesen Künstler, dessen Onkel kein geringer als Albert Schweitzer war,  geprägt und humanistische Werte haben ihn stets inspiriert.

Rekrutiert in die deutsche Armee und verletzt in Verdun, versteckt er während des zweiten Weltkrieges verfolgte Musiker und unterstützte die Résistance. Durch dieses Verhalten erhielt er 1945 den Orden der Ehrenlegion.

Als Musikdirektor des Boston Symphony Orchestra von 1945 bis 1962, brachte Charles Münch die französische Musik seiner Zeit mit nach Amerika. Er brachte neue Werke von Jacques Ibert, Arthur Honegger, Francis Poulenc, und Albert Roussel zur Aufführung.

1962 zog sich Charles Münch von seinem Posten als Direktor in Bosten zurück und gründete im Jahr 1967 das Orchester von Paris. Er hinterlässt uns eine beeindruckende Diskografie, welche von seinem grossen Engangement als perfekter Autodidakt im Dienst seiner Kunst zeugt.

 

Von seinen Musikern verehrt und von seiner Natürlichkeit und Ebenbürtigkeit als Chef anerkannt, erscheint Charles Münch heute als Symbol der französischen Musik: er wird sein ganzes Leben Berlioz und Dutilleux, Saint-Saëns und Ravel, Debussy oder Chausson und, nicht zu vergessen, Fauré widmen. Als angesehener Interpret des deutschen Repertoires (Beethoven, Brahms...), wird Charles Münch auch die Gelegenheit haben, mit grossen Interpreten seiner Zeit wie Yehudi Menuhin, Ginette Neveu, Zino Francescatti, Gregor Piatigorsky oder Dinu Lipatti zusammenzuarbeiten, um nur einige aufzuzählen.

 

Als bedeutende Persönlichkeit der Orchesterdirektion des 20. Jahrhunderts, zauberte Charles Münch aus jedem seiner Konzerte ein wahres Ereignis hervor: der Magnetismus, die erstaunliche Vitalität und die grenzenlose Energie, die sich von jeder seiner Interpretationen freisetzten, bleiben legendär.

„Dirigieren bedeutet den inneren Gesang hörbar zu machen“, so könnte die Devise des grossen Künstlers lauten.

Le parcours de Charles Munch, l’Alsacien le plus célèbre dans le domaine musical, illustre parfaitement la complexité de l’histoire de son Alsace natale entre la guerre franco-prussienne de 1870 et 1945, la fin de la Deuxième Guerre mondiale… 

 

Les 23 concerts du Festival 2007 proposent de redécouvrir le répertoire de prédilection de Charles Munch qui va de J.S. Bach à Debussy et Poulenc, sans oublier Beethoven et Brahms. La musique française (symphonique ou de chambre) sera tout naturellement à l’honneur : tout au long de sa carrière, Charles Munch a dirigé Fauré et Bizet, Ravel et Saint-Saëns, sans oublier Berlioz dont le chef alsacien a laissé des gravures de référence.

Eclectique, imprévisible et inspiré, Charles Munch était l’antithèse d'un « technocrate de la baguette » et sous sa direction, l’ivresse gagnait l’orchestre ! Artiste imprévisible et passionné jusqu’à l’extase, ce chef inspiré laisse des témoignages fascinants par leur force romantique. Il donnait tout son âme à la musique et il émanait de lui quelque chose d’envoûtant qui obligeait les musiciens à donner le meilleur d’eux-mêmes…

L’Orchestre de Paris, fondé par Charles Munch en 1967, viendra à Colmar célébrer les 40 ans de son existence lors des deux concerts de clôture sous la baguette de Michel Plasson. L’excellent National Philharmonique de Russie (le N.P.R.), à nouveau en résidence au Festival de Colmar pour six concerts, et l’Ensemble Orchestral de Paris se succèderont sous la baguette de Vladimir Spivakov, John Nelson, Theodor Currentzis, jeune chef qui fut la « révélation » du Festival de Colmar 2005, et Ion Marin, remarquable chef lyrique et symphonique d’origine roumaine qui est invité à diriger début 2007 le Philharmonique de Berlin. Ion Marin offrira à la tête du N.P.R. sa vision de La Symphonique fantastique de Berlioz, œuvre emblématique s’il en était, du répertoire de Charles Munch !

Occasion de rappeler le goût de Charles Munch pour le chant choral dans la plus pure tradition alsacienne et familiale (son père, son oncle et son frère furent des chefs de chœur très réputés), l’extraordinaire Académie d’art choral de Moscou revient à Colmar pour pas moins de quatre concerts mêlant œuvres sacrées de Mozart, de Poulenc et de Stravinski et pièces chorales de Brahms. Le récital exceptionnel du grand pianiste russe Grigory Sokolov complètera d’une manière éclatante la série des concerts à l’église Saint-Matthieu.

Un florilège de solistes français et allemands sera présent à Colmar : David Grimal, Nemanja Radulovic, Arabella Steinbacher et Isabelle Faust au violon, Jean-François Heisser, Georges Pludermacher, Claire-Marie Le Guay au piano, mais aussi le Trio Wanderer, le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Amadeo Modigliani, ainsi que le Quatuor à cordes de Leipzig, clin d’œil aux débuts de la carrière de Charles Munch premier violon solo au sein du célèbre orchestre de Gewandaus.

Charles Munch fut un grand parmi les grands, parmi ceux qui ont servi la Musique et notamment la musique française, notre culture, la « couleur » musicale de notre pays, écrivait son ami, le compositeur Marcel Landowski. Le devoir de mémoire imposait au Festival de Colmar de commémorer, en terre alsacienne, l’un de ses fils les plus illustres

 
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