Coup de projecteur : Un duo inédit : la soprano Sophie Graf et le pianiste Vincent Coq

graf_coq.jpgLe 8 juillet 2010 à 12h30 au Koïfhus (Ancienne douane de Colmar)


Le Festival de Colmar a souvent été à l’origine de collaborations artistiques inédites et réussies... En 2010, deux « duos » musicaux se formeront pour la première fois, le violoniste français David Grimal jouera avec le pianiste ukrainien Igor Tchétuev (le 13 juillet à 18h15), alors que la soprano franco-suisse Sophie Graf chantera avec le remarquable pianiste du Trio Wanderer, Vincent Coq .

Ce « midi musical » réunit quelques mélodies françaises et russes parmi les plus emblématiques et donne à Vincent Coq l’occasion de nous proposer sa vision de la célèbre Pavane pour une infante défunte de Ravel.
Plus encore que le Lied allemand, la mélodie française se caractérise par un univers musical très particulier et exige de l’interprète une intelligibilité parfaite : la ligne vocale reste définie de façon très parlée, sans éclats ni confort particulier pour la voix.

Contrairement aux idées préconçues, la mélodie occupe une place de toute premier plan dans l’œuvre de Debussy. L’auteur d’un seul opéra (Pelléas et Mélisande) nous laisse pas moins de quatre-vingt huit mélodies dont les toutes premières ont été composées dès l’âge de quatorze ans. Cela représente en fait plus des deux tiers de sa production musicale ! Quant à la musique vocale de Ravel, elle comprend dix-huit mélodies et cycles de mélodies, un chœur mixte a capella, quelques arrangements de chansons populaires, ainsi que deux opéras, L’Heure espagnole et L’Enfant et les sortilèges ». Si la mélodie de Debussy paraît souvent elliptique, dans l’art vocal de Ravel domine une surprenante audace harmonique et sa maîtrise mélodique reste probablement sans égale...

Héritier direct de Tchaïkovski dans le domaine de la mélodie, Rachmaninov nous laisse sept grandes séries composées entre 1890 et 1916, ainsi que quelques pièces séparées de jeunesse. Mélodiste incomparable, Rachmaninov destine à la voix un très grand nombre d’œuvres : sa production comprend une centaine de pièces dont certaines, très connues, ne sont plus réservées aux seuls chanteurs russes ! « La mélodie est la musique, écrit-il, sa base absolue... L’invention mélodique est le but essentiel et le plus important d’un compositeur ». Virtuose de piano, Rachmaninov privilégie son instrument et dans la majeure partie de ses œuvres lyriques la voix et l’accompagnement ont la même importance.
 
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