« Deux Freischütz, puis un Oberon ... la France reconnaîtrait-elle enfin le génie de Carl Maria von Weber ? Même son Franc-tireur, le chef d’œuvre du premier romantisme lyrique allemand, y est trop souvent boudé, alors que passé le Rhin aucune maison d’opéra ne l’ignore... », écrit Jean-Charles Hoffelé sur « Concertclassics.com ».Contemporain de Schubert et de Beethoven, Weber a écrit plus de 300 œuvres, dont neuf opéras, des Lieder, des pièces chorales, deux symphonies, plusieurs concertos, de très brillantes pièces pour le piano et de la musique de chambre. Il donne à l’opéra allemand, face à « l’invasion » des compositeurs italiens, non seulement un droit de reconnaissance, mais de véritables lettres de noblesse. Le rayonnement de Weber ne se limite pas à l’Allemagne, et des compositeurs aussi différents que Mendelssohn, Chopin, Glinka ou Wagner reconnaîtront son influence.
A Paris, John Eliot Gardiner, qui avait littéralement réinventé Oberon voici quelques saisons au Châtelet, offre d’abord une rareté, la version française de l’ouvrage, « revue et corrigée » par Hector Berlioz. Alors qu’à Saint-Etienne, le Grand Théâtre Massenet monte la version originale en allemand sous la baguette imaginative de Laurent Campellone.
Deux œuvres de Carl Maria von Weber seront au programme du Festival de Colmar 2011 car ce compositeur (et notamment sa Sonate pour piano) était cher au cœur de Marguerite Long .
Marek Janowski dirigera à la tête de l’Orchestre symphonique de la radio de Berlin l’Ouverture de l’opéra Oberon (le 1er juillet) et celle de l’opéra Euryanthe (le 2 juillet).
Eglise Saint-Matthieu à 21h00.
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