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Le Quatuor Minguet au Festival Mozart...

HD Quatuor Minguet par Christina FeldhofAvant de jouer dans le cadre du Festival de la musique romantique de Cologne début juillet 2012, le Quatuor Minguet est invité par le Festival Mozart de Würzburg.
La rentrée 2012 de cette excellente formation allemande sera très chargée :
les Minguet sont attendus à Lausanne, à Brème et à Dublin, puis au prestigieux Concertgebouw d’Amsterdam et au non moins prestigieux Mozarteum de Salzbourg.

Ne manquez pas leur première venue au Festival de Colmar 2012 !
Le 5 juillet 2012 à 12h30, le Quatuor Minguet se produira dans le cadre des « midis musicaux » du Festival au Koïfhus.
Au programme : les extraits de l’Art de la Fugue de Bach et le Premier Quatuor à cordes de Brahms.

 

David Kadouch au Festival de Saint-Denis

HD David Kadouch par Caroline DoutreLe dimanche 24 juin, le pianiste français David Kadouch se produit dans le cadre du prestigieux festival de Saint-Denis avec le jeune prodige du violoncelle,Yan Levionnois que le Festival de Colmar a accueilli en 2011 avec son Trio Siddhârta.
A Saint-Denis, David Kadouch joue les Préludes de Chopin et accompagne Yan Levionnois dans les pages de Prokofiev et de Schubert...

Au Festival de Colmar 2012, David Kadouch, qui fait incontestablement partie des étoiles montantes du piano français, sera le soliste du célèbre Troisième concerto de Beethoven sous la baguette inspirée de Ken-David Masur.
Vendredi 13 juillet à 21h00, église Saint-Matthieu, Orchestre National Philharmonique de Russie.
Egalement au programme : Mendelssohn & Schumann (« La Symphonie Rhénane »).

 

Martin Helmchen à Zurich et à Dresde

HD Martin Helmchen credit Marco Borggreve2Le très talentueux pianiste allemand Martin Helmchen se produira les 16 et 17 juin 2012 à la prestigieuse salle de concerts Tonhalle sous la baguette de David Zinman.
Il jouera le Cinquième concerto de Beethoven, le fameux « Empereur », œuvre qu’il va interpréter au Festival de Colmar avec le National Philharmonique de Russie et Vladimir Spivakov.

Le 30 juin 2012, Martin Helmchen est à Dresde, où il se produira avec le Philharmonique de la ville dans le rare Concerto pour piano de Dvorak.
Il est dirigé à cette occasion par Michael Sanderling, chef qui a fait sensation à la tête de l’Orchestre symphonique de la radio SWR de Stuttgart lors du concert exceptionnel de la réconciliation franco-allemande le 29 avril 2012, donné à Colmar en « avant-première » du 24e Festival.

Venez découvrir ce magnifique musicien au Festival de Colmar !
Soirée Beethoven le samedi 7 juillet 2012 à 21h, église Saint-Matthieu.
Egalement au programme : la Troisième symphonie, « Héroïque ».

 

Romain Leleu à l’Olympia à Paris

Romain Leleu trompette par Caroline Doutre 2Le festival Radio Classique, créé en 2009, investit pour quelques jours la scène mythique de la capitale, l’Olympia.
Au cours des cinq concerts, deux programmes proposent de découvrir les nouvelles « stars » de la musique classique.
Ainsi, le samedi 16 juin 2012 à 21h, le fabuleux trompettiste français, Romain Leleu jouera le célèbre Concerto de Haydn sous la direction de Jean-Claude Casadesus qui sera à la tête de son Orchestre National de Lille.
Romain Leleu se produira aux côtés, entre autres, du violoniste Nemanja Radulovic (que les festivaliers colmariens ont pu découvrir dès 2007).

Ne manquez pas la venue de Romain Leleu et de son ensemble « Convergences » au Festival de Colmar 2012 !

Le vendredi 13 juillet à 18h15 à la Chapelle Saint-Pierre, Romain Leleu nous offrira un programme brillant et festif qui permettra d’apprécier à sa juste valeur la virtuosité de ce jeune trompettiste exceptionnel, « révélation » des Victoires de la musique en 2009 !

 

Le saviez-vous ? Quand les compositeurs s’intéressent aux cuivres...

BrassTromboniste fondateur en 1974 du célèbre German Brass, Enrique Crespo, originaire d’Uruguay, s’est souvent inspiré du jazz, ainsi que des musiques populaires latino-américaine et sud-américaine, comme en témoigne sa Suite Americana n°1 composée en 1977. Destinée au quintette de cuivres, cette partition séduit par son instrumentation particulièrement brillante, ses rythmes dansants et ses couleurs chatoyantes. D’une redoutable difficulté technique, la Suite comprend un Ragtime, une Bossa Nova, une Valse péruvienne, un morceau intitulé Zamba Gaucha et le finale, Son de Mexico qui comprend deux danses mexicaines. La Valse péruvienne ajoute malicieusement aux rythmes traditionnels de la valse viennoise les apports du folklore traditionnel du Pérou, alors que la Bossa Nova chaloupée est une envoûtante samba brésilienne avec quelques apports du jazz nord-américain.
Quant à Jerôme Naulais, ancien membre de l’Ensemble InterContemporain, créé par Pierre Boulez en 1976, ce tromboniste et arrangeur réputé compose essentiellement pour les ensembles de cuivre. Vertiges, pièce écrite pour un quintette de cuivres, figure au programme de toutes les formations ! Ce morceau qui exige une très grande virtuosité et une très grande souplesse de la part des interprètes, est avant tout un moment festif qui séduit à la fois par son côté ouvertement « cinématographique » et son équilibre sonore parfaitement réussi.
Un concert entièrement dédié à la gloire des cuivres s’inscrit parfaitement dans l’hommage à Karl Münchinger qui aimait beaucoup les sonorités des trompettes, des cors et des trombones !

  • Samedi 7 juillet 2012 à 18h15, Chapelle Saint-Pierre : cuivres et percussions Ensemble IBY 6.
 

Coup de cœur : Le Deuxième Quintette pour cordes opus 111de Brahms

Johannes-BrahmsDès 1861, Brahms s’essaie au genre du Quintette à cordes, mais, insatisfait du résultat, il refuse de le faire publier. Vingt ans plus tard, en 1882, lorsqu’il écrit son Premier quintette à cordes opus 88, le compositeur double la partie des altos (deux violons, deux altos et un violoncelle), effectif instrumental qu’il reprendra d’ailleurs pour son opus 111. Visiblement content de son premier essai, Brahms écrit alors à son éditeur : « Je puis vous dire que je n’ai jamais entendu une aussi belle œuvre qui fut de moi ! ». Dès janvier 1890, le compositeur laisse entendre à son ami, le célèbre violoniste Joseph Joachim, qu’il songe à un deuxième Quintette à cordes... Selon le témoignage de son biographe Billroth, Brahms, qui n’a alors que 57 ans, pense mettre fin à sa carrière de compositeur et se consacrer uniquement à ses amis, à la lecture et aux voyages ! Dans une lettre, le musicien commente l’écriture de son Deuxième quintette comme une sorte de « testament musical » s’accordant « en quelque glorieux farniente un peu de temps entre la vie et la mort ».
L’ami de Brahms, le très redouté critique musical Hanslick, décèle immédiatement l’intérêt et la beauté de cet opus 111, auquel il consacre un long article : « Pour ce qui est du sentiment et de la matière musicale, le Quintette en sol majeur possède la généreuse solidité de la facture, l’intensité expressive, l’admirable concision de la forme. Brahms se concentre de plus en plus, de mieux en mieux, avec une assurance toujours accrue dans l’expression forte et vigoureuse... Une intense vie émotionnelle anime cette œuvre, sans effort, sans exagération, sans artifice ! La musique de chambre de Brahms de ces dernières années par des analogies profondes me fait penser au Beethoven de la troisième manière ! ». C’est un compliment ultime pour Brahms qui vouait un véritable culte à son illustre prédécesseur...

 

Coup de projecteur : La Symphonie Rhénane de Robert Schumann...

Robert Schumann
Karl Münchinger disait que la musique des compositeurs allemands ressemblait à une « somme d’expériences », une manière de comprendre « l’âme » dans le sens de la conception de Beethoven, à savoir que la musique contenait plus de sagesse que tous les traités de philosophie ! Plus que toute œuvre allemande, la Symphonie Rhénane de Schumann incarne l’imagination profondément romantique.
En 1850, Schumann visite la Cathédrale de Cologne qui lui fait une très forte impression. La même année, il arrive à Düsseldorf, où il a accepté le poste de directeur général de la musique. Pour Clara Schumann s’ouvre alors la perspective de reprendre une activité régulière de concertiste, et pour l’Orchestre de la ville, c’est une chance d’engager un compositeur et une pianiste célèbres, d’avoir « deux artistes pour le prix d’un » ! Les Schumann emménagent le 2 septembre 1850, mais la carrière de chef d’orchestre de Robert s’avère de très courte durée, car, dès 1852, il sombre dans la dépression.
Lorsque Schumann commence sa Symphonie n°3, les souvenirs de la vue grandiose de la Cathédrale de Cologne semblent l’inspirer...Son appellation, « Rhénane », est due au sous-titre envisagée un temps par le compositeur « Episode d’une vie sur les bords du Rhin ».
De nombreux historiens ont analysé la fascination qu’exercent sur les Allemands le « Vater Rhein », ce « Père Rhin, les raisons pour lesquelles ses légendes ont autant inspiré les artistes romantiques, aussi bien les poètes (Brentano, Heine) que les compositeurs (mélodies de Liszt, L’Or du Rhin de Wagner ou cette Symphonie de Schumann). C’est toujours au bord du Rhin, à Düsseldorf, que Schumann, au moment où il termine cette «Symphonie rhénane», noue avec le jeune Brahms une amitié féconde... Pour Schumann, hélas, l’appel du fleuve mythique tournera au drame : en 1854, il tente de se suicider en se jetant dans ses flots.

Lorelei, Rhine River, Germany

 

Martin Helmchen et Trio Dali programmés à Paris

HD Martin Helmchen credit Marco Borggreve2
Trio daliLa saison prochaine, l’Auditorium du Louvre, très réputé pour sa programmation de musique de chambre, met à l’affiche le pianiste allemand Martin Helmchen (qui se produira en quatuor avec sa femme, la violoncelliste Marie-Elisabeth Hecker, et l’altiste Antoine Tamestit), ainsi que le Trio Dali qui jouera Ravel et Brahms...

Si vous ne voulez pas attendre le printemps 2013 ou si vous n’avez pas de possibilité d’aller les écouter à Paris, venez applaudir ces magnifiques musiciens au Festival de Colmar 2012 !

  • Martin Helmchen sera le soliste du 5ème Concerto pour piano de Beethoven, le fameux « Empereur » sous la baguette de V. Spivakov le samedi 7 juillet à 21h à l’église Saint Matthieu.
  • Le Trio Dali nous offrira un superbe probramme Haydn-Schubert le samedi 14 juillet à 12h30 au Koïfhus dans le cadre des « midis musicaux ».
 

Daniel Hope attendu à la Cité de la musique à Paris

daniel hope par felix broedeLa Cité de la musique parisienne accueillera lors de le saison 2012-2013 la 6e biennale de l’art vocal et proposera, entre autres, un passionnant programme qui réunit la célèbre mezzo soprano Anne-Sofie von Otter et le violoniste Daniel Hope.
Ce concert, intitulé « Terezin » (Theresienstadt) du nom du sinistre camp de concentration, où furent internés des musiciens juifs, proposera des oeuvres de Pavel Haas, Karel Berman, Erwin Schulhoff… Rappelons que la plupart des musiciens du camp a été assassinée par les nazis.
Daniel Hope jouera également à cette occasion la Sonate pour violon seul BWV 1017 de J.S. Bach.

C’est dans un tout autre répertoire que Daniel Hope revient à Colmar où il avait fait ses débuts à l’âge de vingt ans, en 1993.
Le 4 juillet 2012, il jouera et dirigera du violon un programme Bach-Vivaldi-Mendelssohn avec la complicité de l’Orchestre de chambre de Stuttgart.
Eglise Saint-Matthieu, à 21h. Solistes : Ionel Adrian Iliescu, violon & Nicholas Angelich, piano.

 

David Fray, Adam Laloum & David Kadouch à Nohant

HD David Kadouch par Caroline Doutredavid fray au pianoLe festival musical et littéraire de Nohant, qui célèbre traditionnellement Chopin, George Sand et le romantisme, présente pour sa 45e édition la « nouvelle génération » des pianistes français :
David FrayAdam Laloum et David Kadouch y donneront des récitals mettant à l’honneur la musique romantique, mais également Claude Debussy, dont on fête cette année le 150e anniversaire de naissance.
On pourra également y entendre Lise de la Salle ou encore Fazil Say que le Festival de Colmar a déjà eu le plaisir d’acceuillir.

Ajoutons qu’Adam Laloum (qui a véritablement fait sensation au Festival de Colmar 2011 !) est d’ores et déjà annoncé pour deux concerts à l’Auditorium du Louvre pour la saison 2012-2013 :
il se produira avec le clarinettiste Raphaël Sévère le 27 septembre 2012 dans un programme Brahms, Debussy, Poulenc, puis donnera un récital Schubert-Schumann le 18 avril 2013.

Ne manquez pas ces merveilleux talents tous réunis au Festival de Colmar en 2012 !

à l’église Saint-Matthieu sous la baguette de Wolfram Christ ;

  • Adam Laloum se produit dans le Deuxième concerto pour piano de J. Brahms le 11 juillet 2012 à 21h, à l’église Saint-Matthieu

Dirigé par Ken-David Masur à la tête du National Philharmonique de Russie ;

 

David Fray au Festival de Saint-Denis

David Fray par Paolo-RoversiLe dimanche 3 juin 2012, Edwin Crossley-Mercer, jeune baryton franco-irlandais qui a fait sensation au Festival de Colmar en 2011, se produit au Festival de Saint-Denis avec le pianiste David Fray dans un programme dédié aux Lieder de Franz Schubert.

D’avis de plusieurs critiques musicaux européens, David Fray s’affirme depuis quelques années comme l’un des plus grands pianistes actuels et ses enregistrements de Bach, Mozart et Schubert ont fait l’unanimité.

Na manquez pas la première venue de David Fray au Festival de Colmar !
Il sera le 5 juillet 2012 le très attendu soliste du Concerto pour clavier en ré mineur BWV 1052 de Johann Sebastian Bach !
21h, église Saint-Matthieu, Orchestre de chambre de Stuttgart, direction : Wolfram Christ.
Egalement au programme :
Airs d’opéras de Mozart transcrits pour hautbois et orchestre avec François Leleux &
La symphonie pour cordes de Brahms (transcription du Quintette à cordes opus 111).

 

Ophélie Gaillard au Festival de violoncelle de Beauvais

HD PulcinellaLe dimanche 3 juin 2012, Ophélie Gaillard et son ensemble « Pulcinella » sont en concert à Beauvais, dans le cadre du Festival de violoncelle dont la direction artistique est désormais confiée à Emmanuelle Bertrand.
Ophélie Gaillard propose un passionnant programme baroque intitulé « Johann Sebastian Bach et la France : éloquence et rhétorique »

Si vous n’avez pas l’occasion d’aller dans l’Oise, venez écouter Ophélie Gaillard et « Pulcinella » au Festival de Colmar le 11 juillet 2012 !
Le programme du concert colmarien mettra à l’honneur Johann Sebastian Bach et son fils, Carl Philipp Emanuel.
Chapelle Saint-Pierre à 18h15.

 

Trio Wanderer à Auvers-sur-Oise

Trio Wanderer couleursTrio daliLe 8 juin 2012, le Trio Wanderer se produira au Festival d’Auvers-sur-Oise dans un programme romantique à souhait comprenant les œuvres de Beethoven, Schumann et Liszt.
Le célèbre ensemble qui parcourt le monde et se fait acclamer dans les salles les plus prestigieuse du monde sera de retour à Colmar, où il triomphe depuis 1997.
Le 9 juillet 2012, à la Chapelle Saint-Pierre à 18h15, les Wanderer propose un concert entièrement dédié au classicisme viennois.
Le plus beau Trio pour cordes et piano de Mozart y côtoie le fameux Trio opus 100 de Schubert, dont le mouvement lent a été immortalisé par Stanley Kubrick dans son film Barry Lyndon.

Ajoutons que le violoncelliste du jeune Trio Dali, Christian-Pierre de la Marca est également à l’affiche du Festival d’Auvers-sur-Oise le 28 juin 2012.
Il se produira aux côtés du pianiste, organiste et compositeur Thierry Escaich dans la salle Hannah Arendt de Cergy-Pontoise (Bach, Schumann, Fauré, Ligeti...).

Ne manquez pas la première apparition du Trio Dali au Festival de Colmar !
Le samedi 14 juillet au Koïfhus à 12h30, dans le cadre des « midis musicaux » du Festival, il jouera Haydn et Schubert (le Premier Trio opus 99).

 

Nicholas Angelich aux Théâtre des Champs-Elysées

nicolas angelich nbLe dimanche 3 juin 2012, l’excellent chef d’orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin proposera au Théâtre des Champs-Elysées une soirée consacrée à la musique de Johannes Brahms à la tête de son Philharmonique de Rotterdam.
Aux côtés de la Deuxième symphonie du grand maître du romantisme, on entendra son Premier concerto pour piano avec Nicholas Angelich en soliste.
Immense interprète de ce répertoire, le pianiste franco-américain saura, à ne pas en douter, enflammer le public parisien !

Si vous aimez Brahms, la soirée Brahms aura lieu au Festival de Colmar le mercredi 11 juillet à 21h, à Saint-Matthieu, sous la baguette de Ken-David Masur et avec Adam Laloum en soliste dans le Deuxième concerto pour piano.

En revanche, si vous voulez découvrir l’extraordinaire talent de Nicholas Angelich, venez l’écouter dans deux Concertos pour clavier de Johann Sebastian Bach, compositeur qu’il affectionne tout particulièrement depuis quelques années !

Nicholas Angelich se produira pour la première fois au Festival de Colmar le mercredi 4 juillet 2012 à 21h, à l’église Saint-Matthieu.
L’Orchestre de chambre de Stuttgart sera dirigé à cette occasion par le violoniste et chef d’orchestre britannique Daniel Hope.
Egalement au programme : Vivaldi & Mendelssohn.

 

David Fray, Adam Laloum, David Kadouch et les autres...

David Fray par Paolo-RoversiLe prestigieux festival international de piano de la Roque d’Anthéron a dévoilé son affiche 2012... adam laloum a utiliser credit Carole Bellaiche
Trois jeunes étoiles montantes du piano français – David Fray, Adam Laloum & David Kadouch - y sont annoncées.
Ils se produiront aux côtés du Trio Wanderer et de Frank Braley, d’Anna Vinnitskaya et de Brigitte Engerer, d’Arcady Volodos et Nikolay Lugansky, sans oublier François-René Duchable, Jean-Claude Pennetier, Dezso Ranki ou encore Zoltan Kocsis...
Point commun de tous ces artistes : ils sont déjà venus jouer au Festival de Colmar !

En attendant le mois d’août à la Roque d’Anthéron, ne boudez pas votre plaisir !
Venez écouter David Fray dans le Concerto en ré mineur de J.S. Bach, Adam Laloum dans le Deuxième concerto de Brahms et David Kadouch dans le Troisième de Beethoven !

thumb David Kadouch par Caroline DoutreDavid Fray : jeudi 5 juillet à 21h, église Saint-Matthieu (Orchestre de chambre de Stuttgart, direction Wolfram Christ)
Adam Laloum : mercredi 11 juillet à 21h, église Saint-Matthieu (Orchestre National Philharmonique de Russie, direction : Ken-David Masur)
David Kadouch : vendredi 13 juillet à 21h, église Saint-Matthieu (Orchestre National Philharmonique de Russie, direction : Ken-David Masur)

 

Le saviez-vous ? Les Noces de Gamache, un opéra de jeunesse de Mendelssohn

Felix-MendelssohnRobert Schumann disait de Felix Mendelssohn qu’il était le « Mozart du 19e siècle »... Tenu de son vivant pour le successeur de Beethoven, Mendelssohn occupe aujourd’hui une place bien plus modeste dans l’histoire de la musique que celle de ses illustres devanciers. Pour les uns, il est un « classique attardé », trop amoureux de la forme; pour d’autres, un sage « initiateur » du romantisme... Est-ce une raison pour lui reprocher on ne sait quel manque de profondeur, comme si la fortune et le succès qui ont accompagné sa trop courte carrière en étaient le motif ?
Véritable enfant prodige, Jacob Ludwig Felix Mendelssohn manifeste un talent impressionnant pour la musique, la peinture, la littérature et les langues étrangères. Extrêmement cultivé, passionné de voyage, il évolue dès sa plus tendre enfance dans un contexte familial particulièrement propice au développement de ses multiples talents. Jouissant d’une situation sociale privilégiée au sein de sa famille, il fréquente les esprits les plus brillants de son temps : Georg Wilhelm Friedrich Hegel et Heinrich Heine, Carl Maria von Weber et Louis Spohr, Niccolo Paganini et Luigi Cherubini, Johann Wolfgang Goethe et Frédéric Chopin... Reconnu et célébré en tant que compositeur, chef d’orchestre et pianiste, Mendelssohn exerce une influence majeure sur la vie musicale européenne dans les années 1830-1840.
Avant de fêter son treizième anniversaire, Félix est déjà auteur de neuf Fugues, cinq Symphonies pour cordes, deux opéras et d’une quantité de petites œuvres ! Il commence à quinze ans la composition de son seul opéra, Die Hochteit des Camacho. La première de l’œuvre a lieu le 29 avril 1827, mais disparaît du répertoire après une seule représentation, faute de succès suffisant... L’intrigue de l’opéra, particulièrement alambiquée, est empruntée au Don Quichotte de Cervantès, livre que le professeur de Mendelssohn, Heyse, avait fait découvrir à son élève dans la célèbre traduction allemande de Ludwig Tieck.

  • Soirée Felix Mendelssohn, le mardi 10 juillet à 21h (église Saint-Matthieu).
 

Coup de cœur : Les Quintettes pour vents et piano de Mozart & Beethoven

mozartLe 10 avril 1784, Mozart écrit dans une lettre à son père Leopold : « J’ai écrit deux grands Concertos, puis un Quintette qui reçut un accueil extraordinaire. Je le tiens moi-même pour l’une des meilleures pièces que je n’ai jamais écrites !  Et comme il a été joliment exécuté...» Il s’agit du Quintette pour instruments à vent et piano, terminé le 30 mars et joué avec un succès triomphal le 1er avril de la même année au cours d’un concert donné lors du lancement du Carnaval de Vienne.
Seule œuvre de Mozart écrite pour cet effectif instrumental associant le piano et les instruments à vent, le Quinette en mi bémol majeur est un vrai « concerto de chambre » et possède la même perfection et la même maîtrise absolue de la forme que les deux Quatuors pour piano et cordes. Mozart fait intervenir ensemble les cinq instruments et les « voix » plus graves du cor et du basson créent une texture musicale vraiment particulière. A la fois, musique de chambre raffinée, divertissement aristocratique et parfait exemple de dialogue concertant, c’est une parfaite réussite qu’aucun autre compositeur n’a égalée !beethoven

Lors d’un séjour à Prague au printemps de l’année 1796, Beethoven entend le Quintette pour clavier et vents K 452 et décide, douze ans après Mozart d’écrire une œuvre pour le même effectif instrumental. Beethoven travaille à son futur opus à Dresde et à Leipzig et l’achève à Berlin. Tout comme Mozart, Beethoven conçoit son Quintette comme une sorte de « concerto de chambre » pour piano et vents, pièce virtuose qui permet de briller en concert (même privé) grâce au faible effectif requis. Dans ses écrits, Ries, biographe et ami du compositeur, rapporte une histoire savoureuse. En décembre 1804, chez le prince Lobkowitz, Beethoven donne son Quintette en tenant la partie piano alors que le célèbre Friedrich Hamm joue du hautbois : « Soudain, dans le dernier mouvement, Beethoven commença à improviser, prit le thème du Rondo et s’amusa un certain temps pour le plus grand plaisir de l’auditoire, ce qui n’était pas le cas pour les autres musiciens. Ceux-ci étaient mécontents, et Monsieur Ramm était très irrité. Vraiment c’était burlesque de voir ces Messieurs qui guettaient l’instant où ils pourraient reprendre : ils portaient sans cesse leurs instruments à la bouche, puis les retiraient doucement... Enfin, Beethoven fut satisfait et reprit le cours normal du Rondo. Toute la société était ravie ! ».

 

Coup de projecteur : Quand le hautbois devient voix...

Francois LELEUX Instrument à anches doubles (deux fines lamelles de roseau), le hautbois est connu depuis l’antiquité égyptienne. Depuis le Moyen-âge, on connaît des chalumeaux, des musettes, des cornemuses ou des bombardes, alors que le terme «  hautbois » fait son apparition au 15e siècle. Depuis toujours, cet instrument est apprécié pour son timbre et sa souplesse mélodique qui le rapprochent des inflexions de la voix humaine. Depuis le 18e siècle, le hautbois se fait clairement le « relais » de la voix humaine et cette approche est flagrante dans les opéras de Mozart !

Fort de ce constat, François Leleux transcrit pour hautbois et orchestre les airs les plus célèbres de La Flûte enchantée et de Don Giovanni. Tout a déjà été dit et écrit sur La Flûte enchantée, ultime opéra de Mozart, sur son symbolisme, son génie dramatique, sur ses implications maçonniques... Rappelons quelques faits. Dans le catalogue de ses œuvres, Mozart note : « Année 1791. Die Zauberflöte, création le 30 septembre. Un opéra allemand en deux actes, comprenant 22 pièces ». Dans sa correspondance, le musicien parle étonnamment peu de la genèse de La Flûte, mais il semble être parfaitement conscient de créer un ouvrage d’un type nouveau, on dirait aujourd’hui un opéra « grand public ». L’œuvre est créée sur une scène d’un faubourg viennois, au Freihaus Theater Auf der Wieden. Le succès est au rendez-vous : il y a vingt-quatre représentations en octobre, et l’on sait que Mozart, à quelques semaines de sa mort, le 5 décembre, se réjouit de voir son Singspiel devenir de plus en plus populaire. En novembre 1792, on atteindra la centième représentation à Vienne, et la notoriété de La Flûte enchantée se répand dans toute l’Autriche et en Allemagne.

Deuxième opéra composé par Mozart sur le livret de Lorenzo da Ponte après les Noces de Figaro, Don Giovanni mérite sans aucun doute le titre d’« opéra des opéras » que lui avait attribué Richard Wagner ! Depuis sa création, par son mélange unique d’éléments comiques (propre à l’opera buffa) et tragiques (seria), synthèse annoncée par Mozart dans le sous-titre - dramma giocoso (drame joyeux), cette partition, tout comme son personnage principal, très complexe, libertin et blasphémateur, ne cesse de fasciner des générations de chefs d’orchestre, de chanteurs et de metteurs en scène.

 

Alina Pogostkina à Los Angeles

Alina POGOSTKINAAprès avoir joué le Concerto de Brahms à Talinn, la jeune violoniste allemande d’origine russe Alina Pogostkina se produit les 10 et 12 mai 2012 avec le célèbre Orchestre Philharmonique de Los Angeles.
Sous la direction de son bouillant directeur musical Gustavo Dudamel, Alina Pogostkina joue le Concerto pour violon composé en 1997 par le compositeur letton Peteris Vasks intitulé Distant Light.

C’est dans un répertoire plus « traditionnel » que la violoniste interviendra à Colmar : pour sa première venue au Festival, elle interpétera le chef-d’œuvre du répertoire romantique, le Concerto en mi mineur de Felix Mendelssohn.

Soirée Mendelssohn le 10 juillet 2012 à 21h, église Saint-Matthieu.
Orchestre National Philharmonique de Russie, direction : Vladimir Spivakov.

 

Matthias Goerne chante Schubert

Mathias GoerneAprès La Belle Meunière et Le Voyage d’hiver, Matthias Goerne chante Le Chant cygne de Schubert avec Christoph Eschenbach au piano.
Quatorze lieder crépusculaires qui permettront au baryton allemand de montrer toute l’étendue de son art...
Ce récital, très attendu, a lieu le 11 mai 2012 salle Pleyel à Paris.
Rappelons que Matthias Goerne a récemment gravé ce cycle pour Harmonia Mundi, poursuivant un parcours exemplaire qui lui a permis  de s’imposer comme l’un des plus grands schubertiens de notre temps, en digne successeur de son maître Dietrich Fischer-Dieskau.

Matthias Goerne vit chaque lied de l’intérieur et invite l’auditeur à partager cette intimité poétique et musicale sans jamais sombrer dans une quelconque outrance. Tous ses disques de lieder ont obtenu les plus hautes distinctions de la presse musicale internationale.

Ne manquez sous aucun prétexte la venue de Matthias Goerne au Festival de Colmar !
Il chantera six Lieder avec orchestre de Gustav Mahler, extrait du recueil Das Knaben Wunderhorn le 14 juillet 2012.
Eglise Saint-Matthieu à 21h, concert de clôture du Festival.
Orchestre National Philharmonique de Russie, direction : Vladimir Spivakov.
Egalement au programme : Weber, Liadov, Rimski-Korsakov & Stravinski.

 

Michael Hofstetter au 75e Concours de la reine Elisabeth

HOFSTETTER MichaelL’un des plus prestigieux concours international de musique, celui de la reine Elisabeth en Belgique, fête en 2012 ses 75 ans d’existence.
Les demi-finales de la session violon qui se déroulent du 7 au 12 mai à Bruxelles seront accompagnées par l’Orchestre royal de chambre de Wallonie sous la direction du chef allemand Michael Hofstetter.
Au programme des 24 demi-finalistes, un des Concertos pour violon de Mozart et une œuvre contemporaine imposée.
Très populaire, le concours est retransmis par la télévision belge...

C’est également Mozart (mais aussi Bach et Haydn !) que Michael Hofstetter dirigera à Colmar à la tête de l’Orchestre de chambre de Stuttgart dont il est le directeur musical.
Concert d’ouverture du 24e Festival de Colmar le 3 juillet 2012 à 21h, église Saint-Matthieu.
Solistes : David Guerrier, trompette & Emmanuel Pahud, flûte.

 

Le saviez-vous ? Quand Richard Strauss composait pour le cor...

R. StrausscorLe répertoire pour cor en formation de chambre, souvent méconnu du public, est pourtant assez riche. Le cor a fasciné de nombreux compositeurs que ce soit à la période baroque, classique (Mozart et ses quatre Concertos pour cor !) ou romantique (Schumann et Brahms qui jouait lui-même du cor). L’aptitude du cor à traduire le climat de mystères en a fait le symbole par excellence du romantisme. Par ailleurs, cet instrument reste paré de légendes depuis Roland qui aurait soufflé dans un olifant (ancêtre du cor) pour appeler Charlemagne à sa rescousse... Avec l’apparition de pistons au 19e siècle, le cor devient indispensable dans les grandes partitions orchestrales de Wagner et Bruckner, offrant une grande diversité de timbres, parfois très doux, souvent puissamment héroïques. Cet instrument très physique réclame des lèvres en acier trempé et des poumons à toute épreuve pour atteindre les notes extrêmes !
Après Schumann, Richard Strauss est sans doute le compositeur qui a le plus écrit pour cet instrument. L’intérêt de Richard Strauss pour le cor ne doit rien au hasard : son père Franz Joseph Strauss (1822-1905) fut l’un des meilleurs cornistes de son temps ! Virtuose reconnu, soliste de l’Opéra de Munich, professeur à l’Académie Royale des arts, auteur de nombreuses pièces d’une redoutable difficulté technique pour cor et piano, Franz Joseph Strauss défraye par ailleurs la chronique en tant qu’anti-wagnérien des plus virulents...
Influencé et encouragé par son père, Richard Strauss écrit donc dès son adolescence des pièces de musique de chambre pour le cor. Certaines de ces partitions ne seront éditées qu’à titre posthume. Rappelons que l’intérêt pour le cor n’a jamais quitté Richard Strauss, auteur de deux Concertos pour cet instrument. Si le premier (l’opus 11) achevé en 1883 est écrit par un très jeune musicien de dix-neuf ans, le deuxième date de 1942, alors que Richard Strauss a soixante-dix-huit ans ! D’ailleurs, son ultime opéra Capriccio contient un long et magnifique solo de cor... Richard Strauss qui a parfaitement su tirer partie des avantages techniques qu’offrait le cor à pistons, confie à cet instrument d’importantes interventions de soliste dans ses célèbres poèmes symphoniques Till Eulenspiegel et La Vie en héros.

 

Coup de cœur : Le Concerto pour clavier en ré mineur de Bach par David Fray

J.S. BachLe jeune pianiste français pianiste a été « mis sur orbite » par le réalisateur Bruno Monsaingeon, auteur de célèbres films consacrés à Glenn Gould et Sviatoslav Richter. Le portrait documentaire de David Fray nous faisait alors découvrir un interprète hors pair de la musique de Johann Sebastian Bach, répertoire dans lequel il se produira au Festival de Colmar en 2012.
Comme disait Karl Münchinger, « jouer Bach, c’est réaliser une synthèse permanente entre l’unité et l’universalité »... Ses Concertos pour clavier en sont un exemple parfait ! En 1729 Bach prend la direction du fameux Collegium Musicum, groupe amateur constitué d’étudiants de l’université de Leipzig. Nous avons la certitude qu’une grande partie des œuvres jouées lors des concerts du Collegium Musicum n’étaient que des adaptations de partitions antérieures de Bach, en raison tout simplement du manque de temps du compositeur qui occupait alors le double poste de Kantor de l’école Saint-Thomas et de directeur de musique de Leipzig... Bach adapte donc au clavier certains de ses Concertos composés à Köthen ou transcrits de Vivaldi. Une question se pose pourtant : comment expliquer la faible « moisson » de Concertos qui nous soit parvenue au regard de la légendaire fécondité de Bach ? La bataille des historiens continue à faire rage !
David DrayBeaucoup d’autres interrogations demeurent en ce qui concerne les circonstances précises de la composition et de l’exécution de la série destinée aux clavecins (clavecin seul, deux, trois et quatre clavecins solistes) qui date des années 1730. L’on suppose que c’est Johann Sebastian lui-même qui tenait lui-même la partie du soliste, entouré par ses fils Wilhelm Friedmann et Carl Philipp Emanuel...
Le Concerto en ré mineur BWV 1052 est le plus joué et le plus enregistré de toute la série. A l’origine, il s’agit d’une transcription d’un Concerto pour violon aujourd’hui disparu. Quelque soit l’instrument soliste (piano moderne ou clavecin), on ne cesse d’admirer la virtuosité d’écriture de Bach dans ce magnifique Concerto : richesse mélodique, nuances expressives... Comme disait le compositeur dans une de ses lettres, « la musique doit rester une harmonie agréable, célébrant Dieu et les plaisirs permis de l’âme » !

 

Coup de projecteur : Ken-David Masur, un chef qui s’est fait un prénom...

ken-david masur chef portrait couleurs 2KurtMasurA l’instar de la « dynastie » des Strauss qui a régné sur la valse viennoise pendant des décennies, nous connaissons, depuis Erich et son fils Carlos Kleiber, plusieurs exemples de familles de chefs d’orchestre, dans lesquelles la baguette se transmet de père en fils. Ne citons que la famille de Kurt Sanderling dont les trois fils (Stefan, Thomas et Michael) sont devenus chefs d’orchestre, ou encore Neeme Järvi (lui-même issu d’une dynastie de chefs) dont les fils Kristian et Paavo font des carrières internationales que l’on connaît...
Ken-David Masur a commencé son apprentissage de la direction d’orchestre avec son père, l’illustre chef allemand Kurt Masur. En quelques années, Ken-David Masur s’est rapidement imposé des deux côtés de l’Atlantique comme un chef charismatique et de grande sensibilité. Directeur artistique du Festival de Chelsea à New York, il dirige désormais nombre de formations orchestrales de premier plan, comme le Philharmonique de Dresde, le National Philharmonique de Russie, le Philharmonique d’Israël, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre symphonique de Munich, le Philharmonique de Londres, l’Orchestre National de France ou encore le Collegium Musicum de Bâle...

  • Au Festival 2012, Ken-David Masur dirigera une soirée entièrement consacrée à la musique de Johannes Brahms le mercredi 11 juillet à 21h à l’église Saint-Matthieu, Orchestre National Philharmonique de Russie (Deuxième concerto pour piano avec Adam Laloum et Deuxième symphonie).
  • Le deuxième programme dirigé par Ken-David Masur au Festival de Colmar le vendredi 13 juillet 2012 à 21h à l’église Saint-Matthieu à la tête de l’Orchestre National Philharmonique de Russie de Russie sera dédiée aux compositeurs romantiques allemands : Mendelssohn (Ouverture Mer calme et heureux voyage), Beethoven (Troisième concerto pour piano avec David Kadouch) et Schumann (Troisième symphonie, la « Rhénane »).
 

Emmanuel Pahud à Monte Carlo

Emmanuel Pahud par Josef FischnallerLa prestigieuse salle Garnier de la Principauté de Monaco accueille le dimanche 6 mai 2012 Emmanuel Pahud, le « roi » des flutistes actuels, dans le Concerto pour flûte et orchestre de Jacques Ibert qu’il jouera sous la direction de Dmitri Slobodeniouk.

Après dix ans d’absence, Emmanuel Pahud revient au Festival de Colmar pour le concert d’ouverture de la 24e édition dédiée à Karl Münchinger !
Le 3 juillet prochain, il jouera avec l’Orchestre de chambre de Stuttgart la célébrissime Deuxième Suite de Bach, ainsi que le Premier concerto pour flûte de Mozart.
Eglise Saint-Matthieu à 21h. Direction : Michael Hofstteter.
Egalement au programme : le Concerto pour trompette de Haydn avec David Guerrier en soliste.

 

David Fray au Théâtre des Champs Elysées à Paris

david fray au pianoLe 4 mai 2012, le jeune pianiste français David Fray jouera au Théâtre des Champs Elysées le Troisième Concerto pour piano et orchestre de Beethoven avec l’excellente Deutsche Kammerphilharmonie de Brême sous la direction de Trevor Pinnock.

Remplaçant au pied levé Maria Joao Pires, souffrante, David Fray, interprète hors pair du répertoire classique et préromantique viennois ( sans oublier Bach !) paraît parfois comme hors de notre temps...
Il entretient un rapport extraordinaire à son instrument et possède un jeu étonnant qui sait faire oublier la nature percussive du piano jusqu’à donner la sensation du chant.

Ne manquez sous aucun prétexte la première venue de David Fray au Festival de Colmar !
Il sera l’interprète privilégié du plus célèbre Concerto pour clavier de Johann Sebastian Bach, celui en ré mineur, BWV 1052.
Jeudi 5 juillet 2012 à 21h, église Saint-Matthieu.
Orchestre de chambre de Stuttgart
Direction : Wolfram Christ.
Egalement au programme : le hautboïste François Leleux dans Mozart et la Symphonie pour cordes de Brahms.

 

De Bach à Mahler : le Festival de Colmar 2012 à l’heure germanique

« Sur l’estrade, je ne pourrais pas supporter une seule mesure
de musique routinière, car il s’agit en jouant en concert de recréer,
de retrouver la spontanéité et la liberté...
Je cherche à atteindre cet état de grâce dans lequel l’interprète s’identifie
avec l’acte créateur du compositeur...
Cette expérience spirituelle peut nous faire accéder à la vie interne d’un chef-d’œuvre ! »
Karl Münchinger

Karl Munchinger11Du 3 au 14 juillet 2012, le Festival International de Colmar rendra, en 22 concerts, un hommage à son fondateur, Karl Münchinger, ainsi qu’au répertoire germanique au sens large. Le choix de remettre « massivement » à l’honneur les plus grands compositeurs allemands et autrichiens du 18e et du 19e (de Bach à Mahler, en passant par Haydn, Mozart, Schubert, Beethoven, Mendelssohn, Schumann, Brahms et Richard Strauss) peut paraître une entreprise des plus périlleuses au plan esthétique et interprétatif. En effet, comment proposer aujourd’hui, à l’heure où règne sans partage l’approche historisante des « authentistes », les Concertos pour clavier de Bach sur un Steinway ? Gageons que le talent de Nicholas Angelich et de David Fray saura nous convaincre que Bach n’est pas « trahi » par l’utilisation d’un instrument moderne...

En contrepoint, Ophélie Gaillard et son ensemble « Pulcinella » nous offriront le 11 juillet prochain un programme consacré à Johann Sebastian Bach et son fils Carl Philipp Emanuel sur instruments baroques. Comment ne pas rappeler ici cette savoureuse anecdote ? Un jour, à l’issue d’un concert triomphal donné par Karl Münchinger à Bruxelles, l’archevêque de la ville dit au célèbre chef allemand en le félicitant : « C’était vraiment magnifique ! Je ne sais pas comment vous remercier... J’espère que vous irez au ciel et que vous y jouerez Bach et Mozart ! ». Le musicien lui répond alors courtoisement : « J’espère que si j’ai une chance d’aller au ciel, Bach ne me giflera pas en me disant : "Toi aussi, tu m’as trahi !" »

Au moment, où nombre d’organisateurs misent sur l’original ou l’inédit à tout prix, sur les partitions exhumées, oubliées ou jamais jouées, on peut légitimement se poser cette question : comment renouveler la perception qu’a le public de ces véritables monuments du répertoire classique que sont le Concerto pour clarinette de Mozart, le Concerto pour violon en mi mineur de Mendelssohn, le Troisième concerto pour piano de Beethoven ou la Deuxième symphonie de Brahms ? Le Festival de Colmar 2012 se propose de relever ce défi en confiant à la nouvelle génération d’interprètes la redoutable tâche de se mesurer à ces chefs-d’œuvre impressionnants. Raphaël Sévère (remarquable clarinettiste français de dix-sept ans), le chef Ken-David Masur (fils du grand Kurt), Adam Laloum, David Kadouch, sans oublier Alina Pogostkina ou encore Ingmar Lazar (la liste exhaustive de tous ces formidables jeunes musiciens serait beaucoup trop longue à citer !) mettront leur enthousiasme et leur talent au service de ces partitions si familières, mais qui recèlent pourtant d’innombrables richesses à explorer et à révéler.

Au Festival de Colmar en 2011, un autre grand chef allemand, Marek Janowski disait regretter que beaucoup d’orchestres actuels ne jouent pas suffisamment les Symphonies de Mozart, Haydn ou Beethoven... Il expliquait alors que le répertoire classique ou préromantique pouvait s’avérer bien plus exigeant et plus difficile à interpréter, car on était totalement « à nu », sans la possibilité de se cacher derrière un quelconque déferlement orchestral pour cacher le manque de cohérence ou de structure !

Bien entendu, la riche programmation du 24e Festival de Colmar ne se borne pas aux seuls « incontournables » et explore également les pages moins connues du répertoire germanique : les partitions des maîtres du baroque Schein et Scheidt, les pièces peu connues pour cor et piano de Richard Strauss ou encore les œuvres pour divers instruments inspirées du célèbre thème du Carnaval de Venise...

Karl Munchinger8Last but not the least, le Festival de Colmar 2012 offrira aux mélomanes pour son concert de clôture six Lieder orchestraux de Gustav Mahler extraits de son recueil Das Knaben Wunderhorn, moins souvent à l’affiche que d’autres cycles. Ils seront chantés par le baryton allemand Matthias Goerne, un artiste d’exception dans ce répertoire... Et que dire de la vision incandescente et iconoclaste des Variations sur un thème de Haendel composées par Brahms sous les doigts de Grigory Sokolov ? Ce rendez-vous annuel colmarien avec l’un des plus grands pianistes de notre temps s’avère toujours l’un des sommets du festival.

Oui, le Festival de Colmar 2012 revendique une programmation dans laquelle les plus grands chefs-d’œuvre ont toute leur place, comme, les deux Trios avec piano opus 99 et opus 100 de Schubert ! Non, il ne s’agit pas de donner seulement des œuvres qui « plaisent » ! Dans ces choix, il n’y a aucune complaisance : jouer un Quatuor à cordes de Mozart ou de Haydn, une Ouverture de Weber ou de Mendelssohn nécessite à la fois de la rigueur et de la clarté, une science absolue de couleurs et une transparence parfaite...

Terminons ce plaidoyer pour le grand répertoire par une boutade de Karl Münchinger. A la question d’un journaliste qui lui demandait comment serait Johann Sebastian Bach s’il pouvait revenir parmi nous, le chef de Stuttgart répondait avec malice : « Bach resterait assez pauvre, s’il ne faisait pas partie des sociétés protégeant les droits d’auteur... Par contre, s’il en faisait partie, il ne se tuerait pas à la tâche ! Le seul fait d’avoir composé l’Aria de sa Suite en ré lui permettrait de rouler en Rolls-Royce, de posséder un jet privé et de manger tous les jours le caviar à la louche ! Reste à savoir s’il en aurait eu envie... ».

Marianna Chelkova
Coordinatrice artistique du Festival International de Colmar.

 

Karl Münchinger et le Festival de Colmar

 « La musique est une invitation à l’humanisme...
Je dois prendre pour moi cette phrase de Nietzsche :
on ne peut bien faire que ce que l’on aime ! »
Karl Münchinger en 1975.

Concert MUNCHINGER 1987Après la Seconde Guerre mondiale et pendant quelques décennies, Karl Münchinger fut considéré, à juste titre, comme le principal artisan d’un certain ‘renouveau’ dans l’interprétation de la musique de Johann Sebastian Bach. Dans Bach, Vivaldi, Haendel, Haydn ou Mozart, Münchinger faisait preuve de clarté, de rigueur et d’un respect absolu des textes, se démarquant résolument de la fantaisie débridée des ensembles italiens et des recherches sur l’instrumentation baroque ou ‘authentique’.

En 1945, quand Münchinger fonde l’Orchestre de chambre de Stuttgart qui ne comprend qu’une quinzaine de musiciens, il reprend le modèle dont disposait Bach à Leipzig et présente les œuvres du Kantor sous un jour totalement nouveau pour l’époque. La première apparition du chef allemand et de son orchestre à Paris en 1949 est perçue alors comme une véritable révélation... Dès 1951, sa première version des Concertos Brandebourgeois (il gravera par la suite pas moins de trois versions de ce cycle) rend Münchinger mondialement célèbre. Son orchestre sert alors de modèle ; en France, en Italie et en Allemagne de nombreuses formations de chambre voient le jour : Pro Arte de Kurt Redel, l’Orchestre de chambre de Jean-François Paillard, I Virtuosi di Roma, English Chamber Orchestra, Orchestre de chambre de la Sarre, The Academy of Saint Martin in the Fields, I Musici...

La véritable « révolution » que l’on doit à Münchinger dans l’après-guerre consiste moins dans le choix d’un effectif réduit pour jouer Bach que dans son approche interprétative. Avant lui, Edwin Fischer ou encore Adolf Busch avaient fait des tentatives de créer des ensembles de chambre pour donner le répertoire baroque... Münchinger impose une recherche en profondeur, un culte de détail et une discipline implacable, abandonnant les conceptions héritées de la grande tradition symphonique allemande du début du 20e siècle. Les auditeurs des années 1950, tout comme les musiciens professionnels, parlent volontiers du « choc » éprouvé à l’écoute du travail de Münchinger avec ses instrumentistes. La généralisation du microsillon joue un rôle déterminant dans la propagation des conceptions interprétatives de Münchinger, sans oublier l’engouement que suscite le bicentenaire de la disparition de Bach en 1950.

Extrêmement attentif aux nuances et aux accentuations, refusant toute compromission, il parvient à une sorte d’équilibre miraculeux qui, avec un souci constant de l’esthétique et de l’émotion, évite à la fois l’excès de sentimentalité et celui de la sécheresse. L’arrivée en force des « baroqueux » à la fin des années 1970 aura comme conséquence de reléguer Münchinger dans un semi-oubli, à la fois injustifié et cruel.

Force est de constater avec plus d’un demi-siècle de recul que tous ces ensembles dit « authentiques » jouant sur instruments d’époque n’auraient peut-être jamais vu le jour, sans cette avancée essentielle que Münchinger avait fait faire à l’interprétation de la musique de Bach dans les années 1940-1950. On peut se poser cette question : sans le succès planétaire des Quatre Saisons de Vivaldi (enregistrées par Münchinger au tout début des années 1950), est-ce que l’immense héritage du « prêtre roux » aurait autant intéressé chercheurs et musicologues ?

Homme de principes, Karl Münchinger n’a jamais voulu devenir « esclave » de la recherche musicologique. Jusqu’au bout, il est resté farouchement opposé à toute approche historisante et s’est fait de nombreux ennemis... Tout au long de son impressionnante carrière (plus de 5000 concerts rien qu’avec l’Orchestre de chambre de Stuttgart !), le chef allemand a tenu, pour reprendre sa propre expression, à « faire parler la musique ». Il s’est par ailleurs entouré de solistes qui partageaient ses conceptions artistiques : le violoniste Christian Ferras, le pianiste Wilhelm Kempff, le ténor Peter Pears, le flûtiste Jean-Pierre Rampal, le violoncelliste Pierre Fournier, les trompettistes Maurice André et Bernard Soustrot...

Parvenu au sommet de sa gloire et de sa carrière, Münchinger répondait à la question concernant son répertoire : « Je ne peux diriger avec conviction que la musique dont le contenu m’est accessible et dont la logique interne accueille mes émotions... ». Cette approche, à la fois surprenante dans sa constance et touchante par la fidélité aux amours de sa jeunesse, finit par devenir lourdement ‘handicapante’ aux yeux d’une certaine critique musicale. Münchinger persistait : « Je n’essaie pas de transformer l’héritage de la musique classique en musée. Je la considère comme un ensemble esthétique dont la puissance de rayonnement n’est pas prête à s’éteindre... Une composition de Bach ou de Mozart n’est pas plus usée par de fréquentes auditions qu’un tableau ne l’est pas par de nombreuses expositions ! »

En 1979, Münchinger choisit Colmar en faire un « haut lieu de dialogue permanent entre la musique française et allemande. Le Festival de Colmar reste avant tout l’histoire d’amour d’un grand maître pour une ville alsacienne et ses chefs-d’œuvre uniques. A l’Eglise des Dominicains, Münchinger admire La Vierge au buisson de roses de Schongauer : « Elle éblouit les yeux dès qu’on entre, elle flambe comme le buisson ardent, cette Vierge sérieuse... », écrit-il. « Pourquoi voulais-je tant faire un festival de musique à Colmar ? Il y a une foule de raisons et une seule réponse. Cette réponse se révèle à vous, quand, assis dans la chapelle, vous contemplez le retable d’Issenheim au son d’une musique de Bach. Elle est là, quand tombe le soir et que monte une Sérénade de Mozart... Que l’on se rassure, il n’y a dans cette évocation aucun malentendu romantique. J’ai voulu décrire un état, une correspondance esthétique...Celle-ci est vraiment profonde dans quelques lieux privilégiés à Colmar. Quand ces rapports entre l’art figuré et la musique me furent évidents, je songeai à organiser un festival ici, à Colmar. Ces lieux de perpétuelle rencontre entre l’histoire et l’avenir, prédisposent les musiciens - mieux que les autres ! - à renoncer à tout narcissisme ! »

Du 3 au 14 juillet 2012, le Festival de Colmar rendra un hommage ému à Karl Münchinger et au répertoire germanique où se mêleront les musiciens allemands, français et russes.

Marianna Chelkova
Coordinatrice artistique du Festival International de Colmar.

 

Concert exceptionnel du 29 avril 2012 : Une grande leçon de style

Concert du 29/12/2012 Le concert donné dimanche 29 avril par l’Orchestre symphonique de la radio SWR de Stuttgart sous la direction de Michael Sanderling, fils cadet de l’immense chef d’orchestre allemand Kurt Sanderling, nous a permis de mesurer ce que peut être l’excellence des formations musicales d’outre-Rhin.

Le programme de ce concert exceptionnel, en « avant-première » du 24e Festival International de Colmar en hommage à Karl Münchinger, réunissait trois des plus grands noms du répertoire viennois classique et pré-romantique : Schubert, Mozart et Beethoven.

Dans l’Ouverture en ré majeur de Schubert, toute en finesse, Michael Sanderling faisait ressortir le petit côté pastiche et clins d’œil au goût italien avec les crescendos très rossinien. La parfaite cohésion du groupe d’instruments à vent et la qualité des cuivres de l’Orchestre de Stuttgart y faisaient merveille, préfigurant la réussite éclatante de la Symphonie concertante pour hautbois, clarinette, basson et cor de Mozart.

Moins souvent joué que la Symphonie concertante pour violon et alto, celle pour instruments à vent exige à la fois une très grande virtuosité et une parfaite cohérence des quatre solistes. La connivence des quatre solistes, tous membres de l’orchestre et tous excellents, a fait de cette partition de Mozart un véritable moment de complicité joyeuse et de grâce. A la fois discret et présent, Michael Sanderling a mis en valeur la souplesse du discours mozartien qui, dans cette partition pleine de charme, s’éloigne du maniérisme du style galant.

On attendait avec impatience Michael Sanderling dans la Première symphonie de Beethoven... et le résultat s’est avéré spectaculaire ! L’Orchestre de Stuttgart et Michael Sanderling nous ont donné une véritable leçon de style. Proche de l’esthétique du 18e siècle et de ses deux « modèles » (Mozart et Haydn), la Première Symphonie fait curieusement partie des symphonies les moins jouées de Beethoven, souffrant probablement du succès et de la phénoménale notoriété de ses « grandes » sœurs... Le chef allemand a donné de cette partition une interprétation enthousiasmante, aérienne, inspirée, à la fois rigoureuse et transparente, faisant sonner le symphonique avec la pureté d’un orchestre de chambre. Décidément, les traditions de la grande école allemande de la direction d’orchestre, de Wilhelm Furtwängler, Otto Klemperer, Kurt Sanderling, Karl Münchinger à Marek Janowski, notamment dans Beethoven, restent toujours d’une brulante actualité !

Le « bis » donné par Michael Sanderling prolongeait la magie Beethoven, tout en rappelant opportunément le sens profond de ce concert évènement qui célébrait la réconciliation et l’amitié franco-allemande : il s’agissait de quelques mesures de l’ Ode à la joie extraite de la Neuvième symphonie de Beethoven devenues l’hymne européen.
Interprétation émouvante et solennelle, toute en retenue, qui a fait spontanément lever la salle dans une standing ovation  bien méritée !

Texte : M. Chelkova, Photos : B. Fruhinsholz & E. Fromm

Concert du 29 avril 2012

 

Le Trio Wanderer enregistre Beethoven

Trio Wanderer couleursIssu de Haydn et de Mozart, le genre du Trio pour cordes et piano atteint les sommets chez Beethoven :
« une joie sereine venue d’un monde inconnu », disait E.T. A. Hoffmann après avoir entendu le Trio en ré majeur opus 70 n°1...
Le Trio Wanderer vient de sortir chez Harmonia Mundi l’intégrale des Trios beethovéniens, déjà récompensée par le « Choix » de France Musique.
Après l’intégrale très réussie des Trios de Brahms, celle du maître de Bonn s’imposait tout naturellement !
Dans le numéro de mai 2012 de la revue Classica, on peut lire :
« Les Wanderer se devaient de laisser leur témoignage beethovénien, alors que leur réputation est aujourd’hui définitivement installée et qu’ils se trouvent au somment de leurs moyens !... ».

Fidèles au Festival de Colmar depuis plus de quinze ans, les Wanderer reviennent pour en 2012 pour nous offrir l’un des plus beaux Trios de Mozart, ainsi que le sublime opus 100 de Schubert dont le mouvement lent a été utilisé par Kubrick dans Barry Lyndon.
Lundi 9 juillet à 18h15, Chapelle Saint-Pierre.

 

Martin Helmchen à Londres

Martin Helmchen portrait couleursLa fulgurante ascension - depuis sa victoire au concours Clara Haskil en 2002 - du jeune pianiste allemand Martin Helmchen prouve, comme dirait Corneille, qu’« aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’années » !
Le 2 mai 2012, ce remarquable musicien joue dans la capital britannique le rare Concerto pour piano et orchestre opus 33 de Dvorak.
Le prestigieux London Philharmonic Orchestra est dirigé par le chef russe Vladimir Jurowski, d’ores et déjà considéré comme l’une des grandes baguettes de notre époque.

Venez découvrir Martin Helmchen dans le Concerto n°5 de Beethoven, le célèbre « Empereur » !
Le 7 juillet 2012, il sera à Colmar sur la scène de Saint-Matthieu avec le National Philharmonique de Russie et Vladimir Spivakov.
Concert à 21h.

 

Le Trio Dali au Japon

Trio daliAprès un concert très applaudi à la Philharmonie de Bratislava le 17 avril et une formidable prestation salle Gaveau à Paris (notamment dans le célèbre Trio avec piano de Maurice Ravel) le 25 avril 2012, le jeune ensemble français joue jusqu’au 6 mai au pays du soleil levant dans le cadre des Folles Journées de Tokyo sous le signe du « Sacre russe ».

Le disque Schubert du Trio Dali fait déjà référence et chaque apparition de cette talentueuse formation de chambre suscite l’enthousiasme.
Ne manquez pas leur première apparition au Festival de Colmar 2012 !
Les musiciens du Trio Dali vont nous offrir un superbe programme Haydn – Schubert (avec le fameux Premier Trio pour cordes et piano opus 99).
Samedi 14 juillet, Koïfhus à 12h30 dans le cadre des « midis musicaux » du Festival.

 

Le saviez-vous ? Le Carnaval de Venise en musique

Carnaval de Venise 2009Le programme du Festival 2012 nous propose deux œuvres sur le thème musical du Carnaval de Venise, la Fantaisie et Variations de Jean-Baptiste Arban et les Variations burlesques Heinrich Wilhelm Ernst.
Considéré comme le fondateur de l’école de la trompette moderne, Jean-Baptiste Arban fut également un célèbre virtuose du cornet à piston, pédagogue et chef d’orchestre. La Fantaisie et Variations sur le Carnaval de Venise fait partie de sa fameuse Méthode de 1864. Cette partition est avant tout destinée à faire briller la virtuosité du soliste et exige de lui d’étourdissantes prouesses techniques. Quant au célèbre thème de ce Carnaval de Venise, Emil Hermann nous explique que contrairement à ce que l’on imagine, il ne s’agit pas ici d’un air populaire italien, mais d’un thème emprunté à l’opéra L’agréable tromperie ou le Carnaval de Venise du compositeur Reinhard Keiser (1674-1739), auteur de plus de cent ouvrages lyriques jouissant au début du 18e siècle d’une popularité considérable. Les airs du Carnaval de Venise de Keiser étaient si appréciés que leurs textes, imprimés sur des papillons, se vendaient dans les rues de Hambourg. « Cheval de bataille » de tous les trompettistes, cette œuvre d’Arban connaît un large succès en concert et sur disque.

Ami de Berlioz et de Mendelssohn, Heinrich Wilhelm Ernst était considéré dans les années 1830-1850 comme l’un des plus brillants violonistes et altistes de son époque, « héritier » et successeur du virtuose Niccolo Paganini. Avec les violonistes Joseph Joachim et Henryk Wieniawski il fait partie d’un quatuor qui remporte un immense succès dans les années 1840-1850. Souffrant de tuberculose, il doit, tout comme Louis Spohr, renoncer au violon et passe des dernières années de sa vie à Nice.

Les Variations burlesques sur le « Carnaval de Venise » destinées pour violon et piano sont publiées en 1844 à Leipzig sous le numéro d’opus 18 et avec la dédicace au Roi du Danemark. Le thème est inspiré du Carnaval de Venise opus 10 de Paganini et dans les 25 variations, H. W. Ernst en fait ressortir le caractère joyeux (voir burlesque, comme l’indique le titre) à la manière d’un opéra buffa italien. Lors d’un séjour à Venise, Niccolo Paganini aurait entendu la chanson traditionnelle de la Vénétie O mamma, mamma cara (tout un programme !) qui l’aurait immédiatement séduit. Il compose en 1829 un éblouissant exercice de style sous forme de variations sur ce motif populaire qui sera par la suite repris par de nombreux compositeurs.

  • Le phénoménal trompettiste français Romain Leleu jouera Le Carnaval de Venise d’Arban le vendredi 13 juillet 2012 à 18h15 à la Chapelle Saint-Pierre avec son ensemble Convergences.
  • Le Duo Innovation jouera Le Carnaval de Venise de H.W. Ernst adapté pour deux violons le mardi 10 juillet à 12h30 au Koïfhus dans le cadre des « midis musicaux ».
 

Coup de cœur : La Suite en Ré de Jean-Philippe Rameau

Jean-Philippe Rameau (1683−1764)Compositeur prolixe et théoricien de la musique de grande renommée, Jean-Philippe Rameau est l’exact contemporain de Johann Sebastian Bach, de Domenico Scarlatti et de Georg Friedrich Haendel. L’œuvre abondante et les écrits théoriques de Rameau dominent le baroque français : ses tragédies lyriques, ses opéras-ballets, ses pastorales, ses pièces pour clavecin constituent un corpus d’une richesse extraordinaire. Si l’on reconnait l’importance de sa création, on ignore à peu tout de la vie de cet artiste discret et solitaire. Après sa mort, Rameau tombe d’une façon inexplicable dans l’oubli, et seule l’édition complète de son œuvre, entreprise en 1895 par Camille Saint-Saëns lui redonne enfin sa place dans l’histoire de la musique française. Auteur d’un célèbre Hommage à Rameau, Claude Debussy déclarait que si l’auteur des Indes Galantes n’avait pas été autant négligé et oublié, l’art musical français « n’aurait pas demandé aussi souvent son chemin à des gens trop intéressés à le lui faire perdre ! »

L’ensemble des partitions de Rameau destinées au clavecin comprend donc trois recueils édités en 1776, 1724 et 1728. Résumant les analyses d’historiens de la musique, on dira que Rameau incarne dans sa musique destinée au clavier « l’esprit classique » français qui cultive à la fois puissance et rigueur, grandeur et austérité, sensibilité et ironie.

Magicien du clavier, Grigory Sokolov est l’un des plus incroyables interprètes de la musique de Couperin et de Rameau sur le Steinway moderne... Ne manquez pas son récital au Festival de Colmar le vendredi 6 juillet à 21h (église Saint-Matthieu) !

 

Coup de projecteur : Adam Laloum joue le Deuxième Concerto pour piano et orchestre de Johannes Brahms

Johannes BrahmsLes deux Concertos pour piano et orchestre de Johannes Brahms figurent aujourd’hui parmi les plus joués, les plus enregistrés et les plus populaires du répertoire. Ils allient une extraordinaire richesse d’écriture, un très haut niveau de virtuosité et une inspiration authentique. Sans rentrer dans des spéculations pseudo-psychanalytiques, nous remarquerons seulement qu’après l’échec retentissant de son Premier concerto pour piano et orchestre, Brahms écrit dès le 28 janvier 1859 à son ami le violoniste Josef Joachim : « Mon Concerto finira malgré tout par plaire… et le prochain aura de toute façon une toute autre allure ! »

Le Concerto n°2 s’imposera en effet comme l’une des œuvres concertantes les plus imposantes jamais composées. La partition exige de l’interprète une sonorité d’un raffinement extrême, une technique superlative pour ne pas dire fabuleuse, une puissance et une intensité inouïes… Même Franz Liszt, plutôt avare de compliments quand il s’agit de Brahms, déclare : « C’est l’une de ses meilleures œuvres ! » Gageons que l’étoile montante du piano français, le merveilleux pianiste Adam Laloum qui a fait sensation au Festival en 2011 saura nous enchanter dans cette œuvre maîtresse du répertoire romantique !

 

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