La pianiste Edna Stern, qui a été acclamée à Colmar aux
festivals 2006 et 2007,
Au festival 2008, cette magnifique musicienne proposera avec
Ophélie Gaillard un programme de sonates pour violoncelle et piano (Debussy,
Chostakovitch, Brahms) dans le cadre des "midis musicaux" au Koïfhus
(le samedi 5 juillet à 12.30).
Les œuvres d'art russe, rassemblées par Mstislav
Rostropovitch et son épouse, la cantatrice Galina Vishnevskaya pendant
plus de trente ans, avaient failli être dispersées aux enchères après le décès
de l'illustre violoncelliste en avril 2007. L'intégralité de cette
exceptionnelle collection a été acheté pour quelques 47 millions d'euros par un
richissime oligarque russe ... qui en a fait don à l'état russe. Désormais, la
collection Rostropovitch est exposée près de Saint-Pétersbourg, dans le Palais
Konstantin, que Vladimir Poutine avait fait restauré.

Membre éminent du fameux Groupe des Cinq aux côtés de Moussorgski, Alexandre Borodine est surtout connu en Occident grâce à son chef-d’œuvre, l’opéra Le Prince Igor (achevé - par Rimski-Korsakov ! - au terme de dix-huit ans de travail), sa Deuxième symphonie et son esquisse symphonique Dans les steppes de l’Asie Centrale. Ses quatuors à cordes, tout comme ses mélodies, laissés dans l’ombre, méritent incontestablement une « réhabilitation ».
Quel est le point commun entre Astor Piazzolla et Henri Dutilleux ?... En fait, ils ont tous les deux écrit des œuvres pour Mstislav Rostropovitch. D’une insatiable curiosité, ce musicien hors norme a collaboré avec pratiquement tous les compositeurs importants de la deuxième moitié du 20ème siècle ! « Je crois que l’aide principale que j’ai apportée aux violoncellistes, c’est d’avoir notoirement élargi notre répertoire : Chostakovitch, Britten, Prokofiev, Dutilleux, Lutoslawski, Penderecki, Schnittke, ont écrit pour moi…Comment se cantonner au répertoire classique quand on côtoie les meilleurs compositeurs de son époque ? J’ai renoncé à composer, mais pas à participer à la musique de mon temps ! », disait-il avec une certaine malice.
Le numéro du mois de juin de la revue musicale "Diapason" consacre un conséquent dossier à
l'école française de violoncelle. Une dizaine d'artistes de 25 à 40 ans "se dispute les faveurs du public et des discophiles. Incontestablement, jamais la France n'aura compté autant de solistes réputés dans cette discipline!", écrit "Diapason".
A quelques exceptions près, le Festival de Colmar a accueilli ou va accueillir en 2008 les violoncellistes cités dans le dossier : Anne Gastinel, Emmanuelle Bertrand, Ophélie Gaillard, Henri Demarquette, Gautier Capuçon, Xavier Phillips, François Salque...
En 2008, année du violoncelle à Colmar, vous pourrez entendre la fine fleur des violoncellistes français dans pas moins de six concerts :
Ophélie Gaillard - le 5 juillet à 12.30
François Salque - le 4 juillet à 21h
Gautier Capuçon - le 2 juillet à 21h et le 3 juillet à 18.15
Xavier Phillips -le 11 juillet à 21h et le 12 juillet à 12.30.
Au mois de mai 2008, l'orchestre de chambre des
"Virtuoses de Moscou"
Formé par Philippe Muller au Conservatoire de Paris, puis
par Heinrich Schiff à Vienne, Gautier Capuçon compte assurément parmi les
étoiles montantes du violoncelle français. Très tôt, son jeu expressif et
chaleureux le fait remarquer par les plus grands, comme Martha Argerich ou
Milkhail Pletnev, et sa discographie est particulièrement riche,
compte tenu de son âge...
Gautier Capuçon se produit régulièrement avec son
frère aîné, le violoniste Renaud Capuçon, et l'on pourra les entendre dans
demain, le jeudi 29 mai, au Festival de l'Auvers-sur-Oise dans un programme à
l'éclectisme assumé, où se côtoient les oeuvres de Bach, Kodaly, Ravel,
Bartok et de ... Karol Beffa !
A Colmar, Gautier Capuçon sera en 2008 le soliste du concert
d'ouverture (le 2 juillet à l'église Saint Matthieu à 21h), où il jouera, sous
la direction de Vladimir Spivakov, le Premier
concerto pour violoncelle et orchestre de Haydn, oeuvre qu'avait
jadis interpétée au Festival de Colmar en 1996 Mstislav Rostropovitch.
Par ailleurs, Gautier Capuçon donnera - avec Vladimir
Spivakov au violon et Hélène Mercier au piano - un concert de musique de
chambre le 3 juillet à 18h15 à la Chapelle Saint Pierre avec, au programme, la Sonate pour violoncelle et
piano de Prokofiev
(écrite pour Rostropovitch), ainsi que le célèbre Deuxième trio opus 67 de
Chostakovitch.

Les violoncellistes français qui participent au 20ème
festival de Colmar seront à l'honneur au cours la saison 2008-2009 :
Xavier Phillips aura, entre autres, "carte blanche" à
l'Auditorium du Musée d'Orsay, alors que François Salque sera le soliste invité
de l'Ensemble Orchestral de Paris.
Ne manquez pas François Salque dans la version orchestrale
de la célèbre Sonate Arpeggione de Schubert le 4 juillet 2008 (à 21h. à
l'église Saint Matthieu) sous la baguette de Vladimir Spivakov et Xavier
Phillips dans le non moins célèbre Concerto pour violoncelle de Dvorak
le 11 juillet à 21h. avec le National Philharmonique de Russie placé sous la
direction de Ion Marin !
Adulé dans son pays natal, Pavel Sporcl s'est imposé en quelques disques - unanimement salués par l'ensemble de la presse musicale internationale - comme l'un des meilleurs violonistes de sa génération.
La presse anversoise n'a pas hésité à titrer que c'était :
"Le plus beau concert de violoncelle" de l'année donné par un jeune violoncelliste Israélien.
Voici un extrait de l'article publié il y a quelques jours :
"L’une des plus grandes qualités de Lipkind est celle de combiner la spécialisation à un très haut niveau et l’art de communiquer de façon parfaitement libre. Mercredi soir, Lipkind était invité pour un récital en l’église Saint-Augustin à Anvers.
Il est presque impossible de mieux jouer du violoncelle que lui.
Depuis l’époque où il était considéré comme un enfant prodige, il a déjà à son actif une carrière extraordinaire. Nous n’avons jamais entendu de meilleure performance « live » au violoncelle.
Intense, précis , de bon goût et d’un style élégant. Viril mais fragile. Imposant sans être dominant. Avec assurance tout en restant humble. Ceci est particulièrement rare pour un récital où l’artiste introduit les œuvres qu’il interprète. Un conseil, aller écouter Lipkind lors de son prochain passage ! "
Gavril Lipkind joue à Colmar dans le cadre des "midis musicaux" le 4 juillet 2008 à 12.30 au Koïfhus
(au programme le Grand Tango de Piazzolla et le "Trio à l'Archiduc" de Beethoven).
Du 16 au 21 mai, les 16ème Rencontres d'ensembles de
violoncelles de Beauvais mettent à
l'honneur
C'est dans un répertoire bien plus classique - le Deuxième concerto pour violoncelle et
orchestre de Haydn - que ce
Le dimanche 18 mai, le Musée de l'Oise proposera dans le
cadre de ces Rencontres de violoncelles un concert de Tatiana Vassilieva
dans un programme mêlant les œuvres romantiques de Schumann et Brahms
avec des pièces contemporaines. Bien connue des festivaliers, la remarquable
violoncelliste russe, grand prix du concours Rostropovitch en 2001 et
"révélation" des Victoires de la musique en 2003, revient pour la
troisième fois à Colmar avec deux concerts : un récital Bach-Dutilleux le jeudi
10 juillet au Koïfhus (dans le cadre des "midis musicaux") et le
samedi 12 juillet à 21h à l'église Saint Matthieu, où elle jouera aux côtés de
Vladimir Spivakov au violon le célèbre Double
concerto de Brahms sous la baguette de Ion Marin à la tête du
National Philharmonique de Russie..
A l’instar d’autres
« exilés » soviétiques célèbres (de Chaliapine à Nouréev, sans
oublier Kondrashin ou Ashkenazy), Mstislav Rostropovitch et son épouse, la
« diva » du Bolchoï, la grande soprano russe Galina Vishnevskaya sont
passés du statut très enviable d’artiste du peuple soviétique, couvert d’honneur
à celui de « paria »… Les mémoires de Galina Vishnevskaya, tout comme
les nombreuses interviews de Rostropovitch, évoquent en détails ces pratiques,
difficilement compréhensibles pour les Occidentaux, où le nom d’un chanteur
pouvait disparaître des pochettes de disques ou des programmes, où les concerts
et les tournées des musiciens pouvaient être annulés sans aucune raison
valable.
Encore plus mystérieuses aux yeux
des Occidentaux étaient les contraintes imposées aux artistes soviétiques dans
leurs contacts avec les « étrangers ». Quand Benjamin Britten, ami et
admirateur du couple Rostropovitch, écrit pour Galina la partie soprano de son
magnifique War Requiem, la cantatrice
est convoquée à Moscou dans le bureau de la toute puissante Ministre de
Le programme du 20e festival, dédié au grand violoncelliste russe, évoque, en filigrane, les liens d’amitié exceptionnels qui l’ont lié aux plus grands compositeurs de son temps : Britten, Dutilleux, Prokofiev et Chostakovitch, pour n’en citer que quelques uns. Le concert d’ouverture par exemple, réunit, en toute logique, la musique de deux de ses amis proches, Chostakovitch et Britten, compositeurs majeurs qui comptent parmi les créateurs les plus marquants du 20e siècle et qui se sont rencontrés au début des années 1960… grâce à Mstislav Rostropovitch !
La collaboration artistique du couple Rostropovitch avec Dmitri Chostakovitch sera également évoquée au travers d’extraits de son opéra de Katerina Izmailova. Galina Vishnevskaya a été l’une des meilleures interprètes du rôle titre, rôle qu’elle a par ailleurs incarné dans le film tourné en 1965 d’après l’œuvre de Chostakovitch. Le tournage de ce film (qui reste un témoignage aussi précieux qu’indispensable sur l’art lyrique de la soprano) a donné lieu à des situations ubuesques, très édifiantes pour ceux qui voudraient comprendre le rôle que jouait le régime soviétique dans le domaine de la culture.
Le tournage de ce film-opéra s’est déroulé à Leningrad et, à l’exception de Vishnevskaya, tous les rôles étaient tenus par des acteurs, doublés par la suite par des chanteurs. Afin de ne pas « débaucher » les bâtisseurs du communisme, en leur offrant la tentation de « plaisirs terrestres » (l’opéra de Chostakovitch parle de passion, d’adultère et de meurtre), on tourne la scène d’amour « torride » sous un pommier en fleur en demandant à Galina Vishnevskaya de bien couvrir ses épaules et ses avant-bras et à l’acteur jouant le rôle de son amant de boutonner sa chemise ! Lorsque le film est sorti, Galina Vishnevskaya a reçu des dizaines de lettres de citoyens « indignés » lui reprochant d’avoir participé à un film où l’on voyait une femme au lit avec un homme : « comment une célèbre artiste et une mère de famille pouvait se montrer d’une façon aussi dévergondée ? », s’interrogeait un camarade particulièrement à cheval sur la vertu…
Parfois, les artistes soviétiques
devaient « payer », bien malgré eux, pour des « crimes »
qu’ils n’avaient pas commis… Parmi quelques concerts mémorables au cours
desquels Rostropovitch a joué le Concerto
pour violoncelle de Dvorak, l’une de ses œuvres fétiches, figure une soirée
très particulière qui a eu lieu à Londres le 21 aout 1968. Ce concert devait
inaugurer un Festival d’art soviétique en Grande Bretagne, alors que venait
d’avoir lieu l’invasion de
Quelques heures plus tard, il était sur la scène du gigantesque Albert Hall. Dans la rue, une tumultueuse manifestation faisait rage. Dans la salle, six mille spectateurs ont salué l’arrivée des musiciens soviétiques par des cris, des martèlements de pieds et des sifflets prolongés. Le public refusait de laisser le concert commencer.
Slava, pâle et défait, donnait l’impression de marcher à l’échafaud… J’ai fermé les yeux en me recroquevillant dans ma loge. L’assistance a fini par se calmer et la musique de Dvorak s’est élevée, telle un requiem pour le peuple tchèque. Les larmes aux yeux, Rostropovitch s’est adressé aux gens à travers la voix de son violoncelle. Subjugué, le public écoutait l’aveu de ce grand artiste qui se fondait, par l’intermédiaire de la musique de Dvorak, avec l’âme du peuple opprimé, souffrant pour les tchèques, priant pour eux, leur demandant pardon… Je pense que toutes les personnes présentent à ce concert n’oublieront pas ces instants ! » Dans l’une de ses interviews, Rostropovitch ajoutait qu’en jouant ce soir-là le Concerto de Dvorak à Londres il voyait, à travers ses larmes, la mort envahir les rues de Prague, ville qu’il aimait tant…
La question de la virtuosité revient de plus en plus souvent sur le devant de la scène… La multiplication des concours, tout comme l’évolution des goûts du public, ont augmenté la pression exercée sur les jeunes interprètes quant à leurs performances « techniques »… Rappelons pourtant, les rapports entre virtuosité et interprétation ont depuis toujours préoccupé tous les musiciens : « quand j’étais jeune, expliquait Mstislav Rostropovitch, je jouais très vite. J’étais la « Formule 1 » des violoncellistes ! Un jour, un collègue m’a dit que cette virtuosité était bien belle, mais que je n’avais pas de son… Alors, je me suis mis à écraser les cordes et à en sortir une sonorité d’orgue. C’est Prokofiev qui m’a sauvé de cet exhibitionnisme : « le bon goût musical du public n’est pas inné, m’a-t-il dit, il faut s’en occuper tous les jours, comme on se brosse les dents. Pensez davantage à cela qu’à la gloriole ! »
Nous avons voulu réunir cette année à Colmar quelques très jeunes musiciens (ils ont tous moins de 25 ans !), particulièrement brillants et virtuoses, et qui arrivent cependant, nous semble-t-il, à mettre leurs prodigieux moyens digitaux au service de
Venez découvrir les violoncellistes Alexander Buzlov et Giorgi Kharadzé (respectivement à Colmar le 12 et le 3 juillet) ou la violoniste Mayuko Kamio (le 9 juillet).
Plusieurs partitions majeures d’Igor Stravinski (1882-1971) s’inspirent de l’Antiquité grecque : Oedipus Rex, Apollon musagète ou encore Agon. Son mélodrame musical Perséphone s’inscrit à l’évidence dans la même lignée. Stravinski lui-même décrivait sa musique de Perséphone comme « la célébration d’un mystère » et parlait même du « deuxième Sacre de printemps », dans la mesure où Perséphone représente une sorte de « retour » au thème du sacrifice …
Plus prosaïquement, Perséphone résulte d’une commande d’Ida Rubinstein qui, début 1933, demande à Stravinski de composer la musique sur le texte symboliste de jeunesse d’André Gide datant des années 1910.
Il n’est pas inutile de rappeler brièvement le rôle qu’a joué Ida Rubinstein (1885-1960), actrice, danseuse et mécène russe, dans l’histoire de la musique du 20e siècle. Sous l’égide du chorégraphe Michel Fokine, Ida Rubinstein fait ses débuts en 1909 dans le de Salomé d’Oscar Wilde, se déshabillant complètement lors de
La reprise de ce « mélodrame musical » de Stravinski qui évoque le mythe de Perséphone dans le cadre du 20e Festival de Colmar constitue un véritable évènement, car cette œuvre n’est que très rarement donnée en France. Quant à la question qui pourrait se poser sur les raisons de cette programmation dans le cadre d’un hommage à Rostropovitch, laissons le mot de la fin à l’intéressé : « Ma passion pour la musique de Stravinski date de la classe de composition de Chostakovitch… Je fus le premier en Union soviétique à jouer sa Suite italienne. Quand nous nous sommes enfin rencontrés, Stravinski et moi, je lui ai demandé une dédicace... J’ai joué maintes fois sa Chanson russe, au violoncelle et au piano, et j’ai fait deux transcriptions pour violoncelle de sa musique de ballet Le Baiser de la fée… C’est vraiment dommage qu’il n’ait rien composé pour le violoncelle comme je lui avais demandé… Chez Stravinski, chaque note est à sa place parfaite comme gravée dans la pierre. Il n’y en pas une de trop ! »
Pour la petite histoire, ajoutons que la demande de Rostropovitch qui souhaitait commander une œuvre à Stravinski n’a jamais abouti… car l’Union des compositeurs soviétiques refusaient de payer un compositeur émigré !
Ne ratez pas l’occasion d’entendre cette œuvre méconnue sous la baguette de l’excellent Ion Marin le 9 juillet 2008 dans l’église Saint Matthieu !
Et en bonus une petite vidéo de Stravinsky dirigeant Stravinsky
Le jeune compositeur d'origine polonaise Karol Beffa est à
l'honneur de la prochaine édition du festival d'Auvers-sur-Oise, où chaque
concert met à l'affiche une de ses partitions. Brillant pianiste et
improvisateur, il est, à trente-cinq ans, auteur d'une cinquantaine d'oeuvres.
Karol Beffa a récemment écrit pour la violoncelliste Ophélie Gaillard une courte
pièce intitulée Ellipses qui sera donnée, en première mondiale, le 5
juillet 2008 lors du "midi musical" au Koïfhus.
Le très talentueux disciple français de Rostropovitch est à l'affiche en ce mois d'avril avec le chef d'orchestre allemand Marek Janowski, tout comme avec son compatriote Günther Herbig.
Depuis quelques années, le pianiste Alexander
Ghindin s'est imposé comme le partenaire régulier de Vladimir Spivakov
au concert comme au disque.
Arthaus Musik propose actuellement un DVD passionnant, enregistré en 2007 et dédié à la musique de Sergueï Rachmaninov. Semion Bychkov, à la tête de son orchestre de la WDR de Cologne, y dirige, notamment, la cantate Les Cloches avec, en soliste, la soprano pétersbourgeoise Tatiana Pavlovkaya. Soliste du célèbre opéra Mariinski dirigé par Valery Gergiev depuis 1995, la cantatrice russe a triomphé sur les scènes lyriques les plus prestigieuses, comme le Metropolitan Opera de New York, la Scala de Milan ou encore l’Opéra de Paris.
Le chant, et notamment, le chant choral, sera très présent tout au long du programme du Festival de Colmar en 2008 : pas moins de 8 concerts !
Le chœur de l’Académie d’art choral de Moscou avec son recteur et directeur musical, Victor Popov, participera à cinq concerts. Fondée en 1991, cette institution, unique en son genre, forme les choristes et les solistes lyriques du plus haut niveau. L’Académie comprend plusieurs formations chorales qui se produisent avec succès en Russie et à l’étranger. Régulièrement invité au Festival de Colmar depuis 1998, le chœur mixte de l’Académie excelle dans tous les répertoires et reçoit à chaque fois un accueil enthousiaste et unanime de la critique et du public. La grande presse internationale, comme le Frankfurter Allgemeine, salue l’impressionnante virtuosité des chanteurs russes.
L’Académie d’art choral de Moscou propose notamment la version intégrale de la liturgie des Vêpres de Sergueï Rachmaninov, l’un des sommets incontestables de la musique sacrée russe orthodoxe, composé en 1914. Ce concert aura lieu le dimanche 6 juillet à 17h00 à l’église Saint Matthieu. Prix des places de 10 à 29 Euros (selon la catégorie ; réduction de 50% pour les jeunes de moins de 25 ans pour les places de deuxième et troisième catégorie).
Les chanteurs russes donneront également un passionnant programme a capella le lundi 7 juillet à 18h15 dans
Le prodige du violon tchèque jouera au Festival de Colmar le 4 juillet 2008 dans le cadre de nos "midis musicaux" aux côtés de Petr Jirikovsky et du violoncelliste Gavriel Lipkind (au programme : les Quatre Pièces pour violon et piano de Josef Suk, ainsi que le Trio "à l'Archiduc" de Beethoven).
La presse, unanime, salue l’imagination et la musicalité du jeu de Pavel Sporcl, formé à Prague et à la célèbre Juilliard School de New York.
Couverte de prix et de récompenses, ancienne élève du légendaire Zachar Bron (qui a formé, entre autres, Vadim Repin et Maxim Vengerov), la très talentueuse violoniste japonaise Mayuko Kamio vient de signer un contrat avec SONY-BMG.
A la différence de l’Europe occidentale,
Les chants liturgiques russes, toujours interprétés a capella, constituent l’unique répertoire sacré qui ne comprend aucune musique instrumentale. Le chant ne doit s’embarrasser d’aucun accompagnement, afin de permettre à ces « paroles douées de puissance spirituelle » de s’élever vers le Seigneur sans entraves.
A la différence des rites occidentaux, le rite orthodoxe se déroule donc exclusivement sur la base du chant et le rôle du chœur s’avère primordial. La musique d’église finit, même en Russie, par « déborder » le cadre de l’office liturgique au profit de la salle de concert. La création des Vêpres de Rachmaninov, l’un des sommets incontestables de la musique sacrée russe, a lieu, en 1915, en concert et non dans une église !
En fait, l’extrême complexité de ce chef-d’œuvre d’art choral en rend l’exécution difficile, voire impossible, par les fidèles d’une paroisse. Ainsi, les Vêpres de Rachmaninov sont le plus souvent données en concert … et par des chœurs professionnels. L’hymne Mère de Dieu qui fait partie de ces Vêpres - écrites en pleine Première Guerre mondiale - se révèle curieusement porteur d’un message « politique » : « Mère de Dieu, prends sous ta protection les armées chrétiennes et le Royaume de Russie (sic !) et par ton intercession auprès du Christ ton fils donne-nous la victoire sur l’ennemi… ».
Grand admirateur des Vêpres, Mstislav Rostropovitch a gravé, en 1987, une passionnante version l’opus 37 de Rachmaninov, à la tête de
En 1823, le luthier viennois Johann Georg Stauffer (1778-1853) construit un arpeggione, instrument à six cordes, doté de frettes métalliques et accordé comme une guitare, mais joué avec un archet, à la manière d’une viole de gambe ou d’un violoncelle. A l’époque, on appelle cette invention « guitare à l’archet » ou encore « guitare d’amour ». En ce début du 19e siècle, la guitare connait un succès grandissant car, de prix relativement modique et d’apprentissage plus facile que le violoncelle ou le violon, elle convient parfaitement à la pratique musicale des amateurs qui se réunissent à la maison pour faire de la musique de chambre entre amis…
Le succès de ce curieux hybride « guitare-violoncelle » fut de très courte durée, malgré l’engouement pour l’arpeggione de Vincent Schuster, excellent musicien et ami de Schubert. Schuster, qui publie même une méthode pour promouvoir l’arpeggione, incite Schubert à composer une œuvre pour cet instrument accompagné au clavier. Il existe de nos jours d’innombrables versions de cette célèbre page de Schubert : le plus souvent, elle est jouée au violoncelle, mais il existe des adaptations à l’alto, à la guitare ou même à la contrebasse. Schubert n’a composé aucune œuvre destinée, dès l’origine, au violoncelle. Et l’
engouement, certes éphémère, pour l’arpeggione de son ami guitariste a donc permis d’enrichir le répertoire des violoncellistes d’une pièce maîtresse !
François Salque, l’un des plus brillants représentants de l’école française de violoncelle, nous proposera sa vision de
Vanessa Wagner attend un heureux évènement pour le début de l’été 2008 et sera remplacée par la pianiste Edna Stern que le public du Festival de Colmar a pu apprécier en 2006 et en 2007.
Toutes nos félicitations à Vanessa Wagner dont la famille va bientôt s’agrandir !
Edna Stern, qui a déjà joué avec Ophélie Gaillard aux « Musicales » de Meaux en février 2008, où le duo a d’ailleurs remporté un vif succès, participera donc au concert du 5 juillet 2008, donné dans le cadre des « midis musicaux » du Festival (le programme du concert reste inchangé).
« Le jeu d’Edna Stern porte la marque des trois grands pianistes qui l’ont façonnée et dont elle a su réaliser une étonnante synthèse, écrit la revue Diapason, le panache de Martha Argerich, la musicalité de Leon Fleisher et l’impeccable finition de Krystian Zimerman. »
L'actualité de la violoncelliste Ophélie Gaillard est particulièrement dense en ce début de printemps :
La très talentueuse violoncelliste russe, grand prix du Concours Rostropovitch en 2001, "révélation instrumentale" de l'année 2003, propose le 14 mars prochain salle Gaveau, un magnifique programme qui va de la Suite n° 5 de Bach à la Première sonate de Schnittke.
En mars 2008, le jeune violoncelliste Giorgi Kharadze s'est vu décerné le très prestigieux le Beethoven Ring Prize
Le lundi 10 mars, le Théâtre des Champs Elysées à Paris propose un programme de musique de chambre entièrement dédié à Franz Schubert avec ses deux chefs-d'oeuvre absolus, les Trios avec piano opus 99 & opus 100.
L'association internationale Dmitri Chostakovitch, en préambule au 20ème Festival international de Colmar, rendra un hommage à Mstislav Rostropovitch, dans un programme original et inédit intitulé "In Memoriam Rostropovitch", qui s'articule autour de la musique russe du 20e siècle pour violoncelle et piano.
On pourra entendre les plus grands compositeurs russes de notre temps qui furent par ailleurs des amis proches de l'illustre violoncelliste.
Le concert aura lieu le samedi 8 mars à 19h30 salle Cortot à Paris.
Alexander Ivashkin et Irina Schnittke joueront la Sonate en ut majeur de Prokofiev, le Moderato pour violoncelle et piano, ainsi que la Sonate en ré mineur de Chostakovitch, ainsi que la Deuxième sonate de Schnittke et son Epilogue de « Peer Gynt » pour violoncelle, piano et bande magnétique composé en 1993 et dédié à M. Rostropovitch.
Le concert se terminera par une oeuvre composée par Rostropovitch lui-même, son Humoresque pour violoncelle et piano opus 2.
Irina Schnittke, la veuve du compositeur, et Alexander Ivashkin qui est l'un des rares violoncellistes dédicataire d'oeuvres de Schnittke, seront au Festival de Colmar le vendredi 11 juillet 2008 au Koïfhus, à 12h30, dans le cadre des "midis musicaux" du Festival avec un superbe programme Bach-Schnittke.
Le jeudi 21 février commence à Londres une série de concerts "Mstislav Rostropovitch in memoriam" qui mènera le violoncelliste Alexander Ivashkin et la pianiste Irina Schnittke de la Grande Bretagne en Russie en passant par la France.