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Gazette du festival

Attention, talent ! Quatuor à cordes Asasello

Quatuor AsaselloFondé en 2000 à Bâle, le Quatuor à cordes Asasello a étudié auprès du célèbre Quatuor Alban Berg à Cologne. Cet ensemble enthousiasme le public par l’originalité de ses programmes, mêlant avec intelligence les différents répertoires. Passion, intensité et enthousiasme sont les termes qui décrivent le mieux leurs interprétations et l’ensemble de leur démarche artistique. Les membres d’Asasello, venus d’horizons très divers (Autriche, Suisse, Pologne et Russie) recherchent une cohérence musicale dans le but de susciter une vraie réflexion sur l’interprétation des oeuvres.
Leur grand projet, intitulé « Paysages », comme le cycle d’Ernest Bloch qu’ils vont jouer à Colmar, prend naissance en 2009. Le Quatuor Asasello cherche de nouvelles formes de concerts, mêlant le quatuor à cordes avec la danse ou le cinéma. Ils choisissent parfois d’être réellement « mis en scène », rompant avec le rituel habituel d’un concert classique. Dans le répertoire des quintettes pour cordes avec piano, le Quatuor Asasello collabore avec la pianiste Edna Stern, formation dans laquelle ils se produiront lors du concert à la Synagogue.

Concert du dimanche 7 juillet à 21h00 à la Synagogue de Colmar.
Ernest Bloch : Paysages pour quatuor à cordes et Premier quintette pour cordes et piano avec Edna Stern.

 

Tête d’affiche : Quatuor à cordes Belcea

TA BelceaSamedi 6 juillet à 18h15 à la Chapelle Saint-Pierre.
Au programme : Haydn, Mozart et Beethoven

Fondé au Royal College of Music de Londres en 1994, le Quatuor Belcea est très vite reconnu comme l’un des meilleurs grands quatuors de sa génération. Entre 2001 et 2006, les musiciens étaient en résidence au prestigieux Wigmore Hall de Londres et, depuis la saison 2010-2011, ils sont ensemble de chambre en résidence au Konzerthaus de Vienne. En près de vingt ans, le Quatuor Belcea, au sommet de sa carrière internationale, a été conduit à jouer dans les salles les plus mythiques comme le Musikverein de Vienne et le Concertgebouw d’Amsterdam, sans oublier le Carnegie Hall de New York...
Depuis deux ans, le Quatuor Belcea s’est lancé dans un ambitieux défi de donner en concert l’intégrale des quatuors à cordes de Beethoven en Europe et aux Etats-Unis. Couvert de prix et de récompenses de la presse musicale spécialisée pour leurs disques, ce magnifique ensemble joue pour la première fois au Festival de Colmar pour la plus grande joie des mélomanes !

 

Coup de projecteur : De Bach à Offenbach

2263Transcriptions pour ensemble de violons .
Concert du samedi 13 juillet à 18h15, Chapelle Saint-Pierre.
Ensemble de violons de l’Orchestre National Philharmonique de Russie sous la direction de Ludmila Murina.

Le principe de la transcription d’une œuvre musicale existante pour un autre effectif instrumental existe depuis toujours dans la musique classique occidentale... L’ensemble de violons du National Philharmonique de Russie, sous l’impulsion de Ludmila Murina (premier pupitre des deuxièmes violons de l’orchestre), propose un programme à la fois festif et jubilatoire, une « invitation au voyage » à travers plus de trois siècles de musique. Du Concerto pour deux violons de Johann Sebastian Bach aux Danses hongroises de Brahms, d’Ave Maria de Schubert à la Valse du Chevalier à la rose de Richard Strauss, d’une mélodie de Mendelssohn à la Romance andalouse de Pablo de Sarasate, de la Barcarole d’Offenbach à la chanson tzigane de Dinicu, sans oublier le célébrissime Vol du bourdon de Rimski-Korsakov, vous pourrez découvrir les pages les plus célèbres du répertoire comme vous ne les avez jamais entendues !

 

Coup de cœur : Sonate pour piano en si mineur de Franz Liszt

franz liszt by pierre petit-11Arrivé à Weimar en 1847, Franz Liszt se livre à une activité intense, mais met un terme à sa prodigieuse carrière de pianiste virtuose adulé à travers l’Europe. Cette période, consacrée à la composition, voit naître ses plus belles pages, où la pensée et le sentiment prennent résolument le pas sur la virtuosité pure. Commencée au cours de l’année 1852 et achevée début 1853, la Sonate en si mineur, unique dans son genre dans l’œuvre de Liszt, constitue indiscutablement l’un des sommets de tout le répertoire romantique pour piano ! Le compositeur dédie sa partition à Robert Schumann, pour lequel il avait une sincère admiration. La Sonate en si mineur est jouée pour la première fois à Berlin en juillet 1857 par Hans von Bülow, élève et gendre du compositeur hongrois.
Liszt redéfinit complètement les principes mêmes d’une sonate pour piano et semble appliquer certains procédés proches d’un poème symphonique : les thèmes, très caractérisés, deviennent des personnages qui vivent, s’opposent et luttent devant nous... Tout en respectant le principe cyclique, Liszt conçoit un véritable « drame en musique ». Dans une progression implacable aux accents d’une quête passionnée, la partition de Liszt constitue un choc émotionnel à chaque écoute. « Cette Sonate est belle au-delà de toute notion, grande, profonde et noble, en un mot, sublime ! », affirmait, à juste titre, Richard Wagner.

Samedi 13 juillet à 12h30 au Koïfhus
Récital de piano : Igor Tchetuev

 

Attention, talent ! Ivan Karizna, violoncelliste

Ivan-kariznaNé à Minsk en 1992, Ivan Karizna est lauréat de sept concours nationaux et internationaux de jeunes musiciens. Il est soutenu depuis plusieurs années par la Fondation Vladimir Spivakov qui lui a offert un violoncelle. C’est dans un des concerts des jeunes talents qu’il a fait ses débuts en France au Festival de Colmar !
Depuis quelques années, Ivan Karizna joue en soliste avec les « Virtuoses de Moscou » sous la direction de Vladimir Spivakov et avec l’Orchestre du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg avec Valery Gergiev... Depuis 2009, il est étudiant au CNSM de Paris dans la classe de Jérôme Pernoo et en 2011, il a obtenu le troisième prix au prestigieux concours Tchaïkovski de Moscou !

Concert le samedi 6 juillet à 21h00 à l’église Saint-Matthieu
Orchestre de chambre « Les Virtuoses de Moscou » sous la direction de Vladimir Spivakov :
Joseph Haydn : Concerto n°2 en ré majeur pour violoncelle et orchestre.

 

Tête d’affiche : Grigory Sokolov

TA Grigory-SokolovIl y a incontestablement un « mystère Sokolov », pianiste totalement inclassable et en dehors de toute préoccupation de carrière. Ses récitals dans les plus grandes salles de concert au monde sont pleins, ce sont des petits miracles, des moments hors de l’espace et du temps. Sokolov est au-dela de la virtuosité et les pianistes qui assistent à ses concerts se demandent, tout comme les spectateurs : « Mais comment fait-il ? ». Inutile d’essayer de comprendre son jeu de pédale : sans avoir l’air d'y toucher, Sokolov alterne résonance et son étouffé sur une même note, comme s’il tirait les registres d’un orgue ! Il a une telle souplesse de poignet et un tel art du trille, que l’on a parfois l’impression que même le nombre de battements est calculé... Une façon inimitable de murmurer ou de tonner sans être brutal : une maîtrise absolue, surhumaine de l’instrument...
Cette année à Colmar (pour son récital annuel depuis 2006 !), Grigory Sokolov joue la Hammerklavier de Beethoven, « monstre » du répertoire qui exige un interprète hors normes ! Sokolov vous emmènera dans un voyage expérimental, presque mystique, mettant à nu toutes les audaces beethovéniennes. Un concert événement à ne manquer sous aucun prétexte !

Jeudi 11 juillet à 21h00 à l’Église Saint-Matthieu.

Au programme : Schubert et Beethoven (Sonate n°29, dite « Hammerklavier »).

Un extrait de la sonate Hammerklavier :

 

Coup de projecteur : Lettre de Tatiana extrait de l’opéra Eugène Onéguine

Piotr Ilitch Tchaïkovski Oeuvre de Piotr Tchaïkovski

Sur les onze opéras écrits par Tchaïkovski, Eugène Onéguine et La Dame de Pique sont incontestablement et - à juste titre - les plus célèbres et les plus souvent joués. Composé en 1877-1878 d’après le fameux roman en vers d’Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine est créé le 17 mars 1879 au Conservatoire de Moscou par une troupe d’élèves sous la direction de Nicolaï Rubinstein. Ce texte de Pouchkine est véritablement « l’œuvre-clé » de toute la littérature russe et Eugène Onéguine reste encore aujourd’hui une référence absolue pour tout Russe qui se respecte et qui en connaît forcément par cœur des passages entiers !
La fameuse scène de la « Lettre de Tatiana » reste l’une des plus célèbres de l’opéra. Elle occupe le deuxième tableau du premier acte. L’apparition du brillant Onéguine dans la maison provinciale des Larine trouble profondément la jeune et romantique Tatiana qui se résout à lui écrire une lettre d’amour, lui dévoilant sa passion. Acte totalement insensé pour une jeune fille bien élevée ! Le lendemain, Onéguine opposera un « niet »  retentissant à la jeune fille désespérée...Véritable cheval de bataille de tant de sopranos, la « Scène de la lettre » permet à leur voix de s’exprimer librement, sans recourir à des ornements et vocalises virtuoses.

Concert du lundi 8 juillet à 21h00, Église Saint-Matthieu
Orchestre National Philharmonique de Russie sous la direction de Vladimir Spivakov
Soliste : Hibla Gerzmava

 

Coup de cœur : Le Chant du destin pour chœur et orchestre de Johannes Brahms

Johannes BrahmsOn aurait vraiment tort de sous-estimer la place de la musique vocale dans l’œuvre de Brahms qui nous laisse quelques-unes des plus belles partitions pour chœur du 19e siècle ! Chef de chœur sa vie durant, il a non seulement composé de très nombreuses pièces pour chœur, mais a également dirigé les œuvres chorales maîtresses du répertoire germanique, de Bach à Schumann. Le « Chorlied » atteint son apogée avec Brahms et l’on ne peut que déplorer le fait que la plupart de ces œuvres reste quasiment inconnue du grand public, hormis les très célèbres Liedeslieder-Walzer ! Plusieurs spécialistes de Brahms appellent même à une véritable « réhabilitation » de sa musique chorale, car ces partitions, parfois très personnelles, appartiennent à ce qu’il a écrit de plus beau, de plus secret, de plus intime.
Le Chant du destin s’inspire du très beau poème de Friedrich Hölderlin. Souvent qualifié de « ballade chorale » et parfois appelé « petit Requiem », l’œuvre évoque les contrastes entre les misères terrestres de l’humanité et la vie sereine de l’éternité céleste.

Vendredi 12 juillet à 21h00 à l’église Saint-Matthieu

Orchestre National Philharmonique de Russie (N.P.R.) & Chœur de l’Académie d’art choral Victor Popov de Moscou

Direction : Vladimir Spivakov

 

Attention, talent ! Quatuor Aviv

quatuor avivFondé en Israël en 1996, le Quatuor Aviv (« aviv » signifie printemps en hébreu) s’impose rapidement sur la scène internationale après avoir remporté nombre de prix aux concours de musique de chambre. Sergey Ostrovsky, fondateur et premier violon du Quatuor Aviv, est actuellement premier violon soliste de l’Orchestre de la Suisse romande et professeur à Genève. Le Quatuor Aviv, qui a fait une remarquable prestation au Festival de Colmar en 2005, revient dans un programme éblouissant qui verra se succéder le Deuxième quatuor à cordes de Borodine, l’une des plus belles partitions de musique de chambre russe, et le très justement célèbre Quatuor n°14 de Schubert, « La jeune fille et la mort ».

Un « midi musical » à ne pas manquer au Koïfhus, le vendredi 12 juillet à 12h30.

 

Tête d’affiche : Mikhaïl Rudy

mikail rudyArtiste d’une créativité insatiable, Mikhaïl Rudy se passionne pour des projets originaux et enthousiasme le public par son imagination et son engagement artistique. Sa curiosité musicale l’a conduit à explorer différentes formes d’expression et à réaliser de nombreux projets innovants, à l’instar des Tableaux d’une exposition de Moussorgski-Kandinsky qu’il donnera à Colmar.

En 2010, lors de la saison consacré au thème de l’art total à la Cité de la Musique à Paris, il interprète pour la première fois les célébrissime Tableaux d’une exposition de Moussorgski accompagnés par une projection animée des dessins préparatoires de Kandinsky, esquisses créées pour une version scénique de l’œuvre de Moussorgski présentée au Bauhaus en 1928.

Depuis lors, Mikhaïl Rudy est invité à donner ce spectacle dans le monde entier avec le succès qui ne se dément pas.
Faut-il rappeler que Mikhaïl Rudy s’est produit à Colmar lors du concert inaugural de la toute première édition du festival sous la direction artistique de Vladimir Spivakov en juillet 1989 ! Il revient très régulièrement au Festival, en soliste ou en récital, depuis maintenant près de vingt-cinq ans.

Vendredi 12 juillet à 18h15 au Théâtre Municipal de Colmar

 

Coup de projecteur : Symphonie n°7 d’Anton Bruckner

SensoConcert du jeudi 4 juillet à 21h00, église Saint-Matthieu

Orchestre symphonique de la radio de Berlin
Direction : Marek Janowski

Fils d’un instituteur de campagne, Anton Bruckner devient à son tour maître d’école, tout en se passionnant pour la musique. Organiste au monastère de Saint-Florian, puis à la cathédrale de Linz, ce fervent admirateur de Richard Wagner deviendra l’un des plus grands symphonistes de la fin du 19e siècle et comptera parmi ses disciples Hugo Wolf et Gustav Mahler. Contemporain de Brahms (qui fut son ennemi déclaré à Vienne !), Bruckner nous laisse une œuvre symphonique impressionnante et profondément originale. A l’époque, où l’on se passionne pour la musique à programme en prônant un retour aux « valeurs nationales », Bruckner, resté résolument hors du temps, ne cesse d’ériger ses symphonies comme de véritables cathédrales sonores.

La création de la Septième symphonie de Bruckner, la plus jouée et la plus enregistrée, a lieu à Leipzig, le 30 décembre 1884 sous la direction du grand chef Arthur Nikisch. C’est un succès public et critique immédiat, et le sublime Adagio lui vaut même un véritable triomphe ! Le succès de la Symphonie n°7 dès sa première audition est le point de départ de la renommée tardive de Bruckner en Allemagne et en Europe. A notre époque, sa notoriété doit beaucoup à l’utilisation de cette musique dans le célèbre film Senso, réalisé par Luccino Visconti en 1954.

 

Coup de cœur : Concert exceptionnel à la Synagogue de Colmar

synagogue-J.-MMusique de chambre :

Trio de Jérusalem
Quatuor à cordes Asasello
Edna Stern, piano

Dimanche 7 juillet à 21h00

Pour la quatrième fois depuis 1989, un concert exceptionnel du Festival aura lieu dans la Synagogue de Colmar qui fête ses 170 ans en 2013. Au programme de ce concert, nous pourrons réentendre les célèbres Variations pour piano de Mozart composées à Paris sur le thème de la chanson « Ah ! vous dirai-je, maman » par Edna Stern qui joue régulièrement au Festival depuis 2006, ainsi que le non moins célèbre deuxième Trio pour piano, violon et violoncelle opus 66de Felix Mendelssohn par l’excellent Trio de Jérusalem qui avait fait sensation à Colmar en 2005...
On se précipitera surtout pour découvrir le jeune et talentueux Quatuor Asasello qui propose quelques extraits du magnifique cycle Paysages composé par Ernest Bloch. Ce compositeur méconnu et bien trop rarement joué en France, est sans doute l’un des musiciens majeurs de la première moitié du 20e siècle. Quant à son Première quintette pour cordes et piano, œuvre que joueront Edna Stern et les Asasello en conclusion de ce concert, on peut tout simplement parler de chef d’œuvre !

Concert sans entracte, placement libre.

 

Attention, talent ! Alex Penda

PENDACette soprano bulgare au timbre étincelant et à la présence scénique renversante a la stature d’une vraie diva. Mozartienne accomplie, elle chante également le répertoire belcantiste, tout comme le lied et les mélodies... Les plus grandes scènes lyriques se la disputent depuis quelques années ! Sa première venue au Festival de Colmar en compagnie du grand pianiste chef de chant Semyon Skigin constitue un événement !

Pour découvrir et redécouvrir les mélodies de Gabriel Fauré, les « romances » de Sergueï Rachmaninov et les célèbres Chansons madécasses de Maurice Ravel...

Un « Midi musical » exceptionnel au Koïfhus à 12h30 le jeudi 4 juillet.

 

Tête d’affiche : Gautier Capuçon

Gautier CapuconIl est, à l’heure actuelle, l’un des violoncellistes français les plus charismatiques et les plus médiatisés... Enfant prodige, il se fait un prénom (son frère aîné est le célèbre violoniste Renaud Capuçon qui jouera à Colmar le 6 juillet à 12h30 à la Chapelle Saint-Pierre) dès l’âge de vingt-et-un ans en enregistrant les concertos de Haydn multi primés par la presse musicale internationale. Gautier Capuçon a fait sensation au Festival en 2008 en soliste et en formation de chambre. Il revient à Colmar en 2013 dans l’un des beaux concertos du répertoire romantique pour violoncelle, celui en la mineur de Camille Saint-Saëns.

Dimanche 7 juillet à 17h, église Saint-Matthieu
Orchestre National Philharmonique de Russie
Direction : Vladimir Spivakov

 

Coup de projecteur : Symphonie n°45 en fa dièse mineur de Joseph Haydn, dite « La symphonie des adieux »

haydnSymphonie n°45 en fa dièse mineur de Joseph Haydn, dite « La symphonie des adieux »

Concert du samedi 6 juillet à 21h00, église Saint-Matthieu
Orchestre de chambre « Les Virtuoses de Moscou »
Direction : Vladimir Spivakov

Haydn (curieusement moins connu et programmé que Mozart !) reste la figure majeure du siècle classique, « bâtisseur d’une maîtrise universelle » qui impose ordre et structure au l’univers du baroque et de la musique galante. « Père de la symphonie », selon l’expression consacrée, Haydn compose en 1772 sa célèbre Symphonie n°45 qui est donnée à Paris douze ans plus tard avec le sous-titre « Les Adieux ».
Selon la tradition, Haydn, maître de chapelle du prince Esterhazy depuis 1761, aurait composé sa Symphonie en fa dièse mineur pour obliger le prince à garder tous les musiciens de l’orchestre sans réduire les salaires... Selon la deuxième version, plus connue en France, les membres de l’orchestre dirigés par Haydn voulaient retrouver leurs familles, interdites de séjour à Esterhaza pendant la saison musicale interminable sous prétexte de manque de place dans le château ! Comment faire comprendre au prince Esterhazy que le séjour prolongé de six mois mettait au désespoir les maris ? Un à un, les instrumentistes s’en vont, laissant seuls les deux violons, Haydn et Tomasini, autorisés, eux, à avoir leurs familles avec eux dans le château princier. Cette fine allusion musicale aurait été bien comprise par le prince, et le lendemain de l’exécution de la Symphonie, les musiciens de l’orchestre auraient reçu l’autorisation de repartir pour Vienne !

ECOUTEZ UN EXTRAIT :

 

Coup de cœur : Concert à la mémoire de Brigitte Engerer

helene mercier au pianocyprien-katsarisle mercredi 3 juillet à 18h15 à la Chapelle Saint-Pierre

Programme à deux pianos
Hélène Mercier et Cyprien Katsaris

A l’initiative de Cyprien Katsaris, ce concert à deux pianos (avec Hélène Mercier) est dédié à la mémoire de Brigitte Engerer, emportée par le cancer en 2012. Les deux artistes ont tenu à ce que les bénéfices de leur concert soient reversés à la Ligue contre le cancer. Grande dame du piano français et amie de Vladimir Spivakov (qu’elle avait rencontré au cours de ses études au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou), Brigitte Engerer s’est régulièrement produite au Festival de Colmar : en soliste ou dans le Concerto de Mozart pour deux pianos, en récital, en duo avec le violoncelliste David Geringas, en quintette (justement dans l’opus 44 Schumann et l’opus 24 de Brahms).

Johannes Brahms : Sonate pour deux pianos en fa mineur opus 34b

Robert Schumann : Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur opus 44 (transcription de Clara Schumann)

Le programme de ce concert réunit deux chefs-d’œuvre absolus de la musique romantique, partitions qui, pour paraphraser Tchaïkovski, évoquent nos doutes, nos interrogations, et parviennent à chaque écoute à émouvoir nos cœurs.

1999 Br. ENGERER et David GERINGAS

 
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