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« Coup de cœur » Un duo au sommet : Isabelle Faust, violon & Alexander Melnikov, piano
Samedi 11 juillet à
12h30, salle Roesselmann du Koïfhus
Matinée violon - piano : Schumann & Chostakovitch (12:30)
R. Schumann : Etudes symphoniques pour piano opus 13
Extrait 1 : 
Extrait 2 : 
D. Chostakovitch : Sonate pour violon et piano opus 134 
Isabelle Faust , violon
Alexander Melnikov , piano
Tarifs : 13€/6€
Tarifs Réduit/jeunes : 3€

Lieu du concert : Koïfhus (ancienne douane) - Grand Rue - 68000 Colmar
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Isabelle Faust
« Isabelle Faust est
sensationnelle : tout coule de source dans son interprétation aussi naturelle
qu'investie... », écrivait récemment l'un des plus grands quotidiens
français.
Cette violoniste allemande que
l'on a pu applaudir au Festival
de Colmar depuis 1993, poursuit une carrière internationale exemplaire
au concert comme au disque. Après avoir remporte en 1987 le premier prix du
Concours international Léopold Mozart, puis en 1993, le prestigieux concours
Paganini de Gênes, Isabelle Faust obtient en 1997 le titre de l'artiste de
l'année décerné par Gramophone Award.
Isabelle Faust vient de faire ses
débuts avec le prestigieux Orchestre de Philadelphie et joue avec de nombreux
orchestres de renom, tels que l'Orchestre de Paris, les Philharmoniques de
Hambourg et de Munich, l'Orchestre symphonique de la radio bavaroise, le City
of Birmingham Symphony Orchestra, le Philharmonique de Londres, l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig ou la Camerata Salzburg.
Dès le début de sa carrière, elle joue sous la direction des
grands chefs : Michael Gielen, Marek Janowski, Mariss Jansons, Paavo Berglund...
Isabelle Faust appartient à cette
génération d'artistes qui ne se restreignent pas à une seule époque qu'elle
soit baroque, classique ou moderne. La musique de chambre occupe dans sa
carrière une place tout aussi importante. Ses enregistrements reflètent l'éclectisme
de ses goûts musicaux, de Bach à la musique contemporaine... Par ailleurs,
Isabelle Faust enseigne depuis 2004 à l'Université des Arts de Berlin. Elle
joue le magnifique Stradivarius « la Belle au bois dormant » de 1704.
Isabelle Faust que l'on a déjà pu
acclamer au Festival de
Colmar en 1993, 1996 et 2007, y jouera en 2009 la magnifique Sonate pour
violon et piano de Chostakovitch, créée par Sviatoslav Richter avec David
Oïstrakh.
Alexander Melnikov
Alexandre Melnikov est l'un des
rares pianistes de sa génération à avoir bien connu Sviatoslav Richter. Ce
dernier l'a invité à jouer à ses festivals en Russie, comme à la Grange de
Meslay, en France. La presse musicale salue la « musicalité innée »
et le « puissant lyrisme » de cette nouvelle étoile du piano
russe ! Moscovite de naissance, dont la famille fut proche de Sviatoslav
Richter, Alexander Melnikov fut nommé par la BBC
« artiste de la nouvelle génération » en 2002. Soliste de réputation
internationale, il se passionne également pour le répertoire de chambre et
forme depuis plusieurs années, au concert comme au disque, un magnifique duo
avec la
violoniste Isabelle Faust. Il revient pour la deuxième fois
au Festival de
Colmar.
Alexander Melnikov a donné des
récitals dans les grandes salles européennes, notamment au Wigmore Hall de Londres, au Châtelet, au Concertgebouw d'Amsterdam et a participé aux festivals parmi les
plus réputés tels que La Roque d'Anthéron, Verbier, Gstaad, Schleswig-Holstein.
La musique de chambre occupe une place importante dans la carrière de ce
remarquable pianiste qui a établi des relations privilégiées avec les
violonistes Vadim Repin et Isabelle Faust, les violoncellistes Natalia Gutman
et Truls Mørk. Il a régulièrement joué avec le légendaire Quatuor Borodin...
Alexander Melnikov pratique également le pianoforte, et joue avec le Concerto
Köln. Par ailleurs, il a effectué une tournée aux Pays-Bas sous la baguette de
Philippe Herreweghe.
Il jouera au Festival de Colmar 2009 l'une
des grandes œuvres romantiques qui faisait partie du panthéon intime de
Sviatoslav Richter, les Etudes
symphoniques de Robert Schumann.
La Sonate pour violon et piano de Dimitri
Chostakovitch
La seule et unique sonate que Chostakovitch compose pour le
violon est dédiée à son ami David Oïstrakh. Terminé en 1968, l'opus 134 célèbre
ainsi les soixante ans du légendaire violoniste. La création a lieu le 3 mai au
Conservatoire de Moscou par David Oïstrakh et Sviatoslav Richter. Composée de
trois mouvements (lent-rapide-lent) la partition forme une fois encore une
sorte de « triptyque » autobiographique ; Chostakovitch y cite
plusieurs thèmes empruntés à ses œuvres antérieures (notamment, au Deuxième
concerto pour violon ou à la
Quatorzième symphonie), mais rend également
hommage à Alban Berg, insérant dans le finale de sa sonate le thème
initial du concerto A la mémoire d'un ange du compositeur viennois. Dans
la marche enlevée et pleine d'allant qui clôt le mouvement central, nous
trouvons quelques réminiscences de la musique de Gustav Mahler (compositeur que
Chostakovitch admirait tout particulièrement), ainsi que la fameuse Toccata
de Prokofiev. Quant au dernier mouvement, particulièrement impressionnant par
son ampleur et ses dimensions, il constitue une Passacaille grandiose
dont l'ordonnance formelle n'a rien à envier à Johann Sebastian Bach !
Nous découvrons ici un
Chostakovitch très différent et la virtuosité de cette sonate n'est pas
superficielle, elle ne recherche aucun effet gratuit. La difficulté extrême de
la partie de chacun des deux instruments est mise au service d'un objectif
supérieur, au service de la musique dégagée de tout programme et de tout
pathos.
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